1 6o S v n o N. y mes François.'
gXJAND. LORS gUE.
Ce sont deux mofs de l’ordre de ceux. que laGrammaire nomme conjonctions, établis pourmarquer de certaines circonstances dans les évè-nemens qu’ils joignent. Mais quand paroi t pluspropre pour marquer la circonstance du rems; Sclorsque semble mieux convenir pour marquer cellede l’occafion. Ainsi je dirois ; il faut travaillerquand on est jeune; il faut étre dociles lorsqu’onnous reprend à propos ; on ne fait jamais tant defolies que quand on aime ; on se fait aimer lorsqu’ on aime; le chanoine va.à l’Eglise quand la clo-che l’avertit d’y aller r St il foit son devoir lorsqu’i 1assiste aux offices.
Cette différence paraîtra peut-être trop subtile ;mais pour être délicate, elle n’en est pas moins ré-elle; on peut même se la rendre plus sensible, sil’on veut. II n’y a pour cet effet qu’à substituer,dans les exemples que je viens de donner, d’au-.tres termes à la place Ac quand & de lorsque ; Scl’on verra que des expressions qui ne marquentprécisément que la circonstance du tems, tellesque font celles-ci, dans le tems que , aumoment QUE, AUX HEURES que, convien-draient parfaitement à la place du mot quand, Scqu’eliès n’y changeraient rien au sens; mais qu’el-lès ne conviendraient point à la place du mot lorsquc\ & qu’elles y-altéreraient le sens. Au-lieu quedes expressions qui marquent d’autres circonstan-ces que celles du tems, y conviendraient bien à laplace du mot lorsque,. & n’y conviendraient pas àla. place du mot quand. Car enfin, .dire qu’il fouttravailler 'quand on est jeune, c’eít dire qu’il fauttravailler dans le tems Sc non dans I’occasion de la
jeu-