Lo8 Sykokym.es François.
niílresj on n’a pas faìt-choìx en tout teins d’un~ Colbert pour les Finances, ni d’un Louvois pourla Guerre.
CHOISIR. PREFERER.
On ne choisit pas toujours ce qu’on préfère y maison f réfère toajoars ce qu’on choisit.
Choisr , c’est se déterminer en faveur de lachose par le mérite qu’elle a, ou par l’estime qu’onen fait. Préférer , c’est se déterminer en sa faveurpar quelque motif que ce soit, mérite, affection,complaisance, ou politique, n’importe.
L’esprit fait le choix. Le cœur donne la préfé-rence. C’est par cette raison qu’on choist ordinai-rement ce que l’on connoir, & qu’on préfère cequ’on aime.
La sageste nous défend quelquefois de choisr cequi paroît le plus brillant à nos yeux ; & souventla justice ne nous permet pas de préférer nos amisà d’autres.
Lorsqu’il est question de choisr un état de vie,je ne crois pas qu’on fasse mal de préférer celui odl’inclination porte ; c’est le moyen de réussir plusfacilement, & de trouver fa satisfaction dans sondevoir..
On choisit l’étoffe. On préfère le Marchand.
Le choix est bon ou mauvais, selon le goût &la connoissance qu’on a des choses. La préférenceest juste ou injuste, selon qu’elle est dictée par laraison ou qu’elle est inspirée par la passion.
Les préférences de pure faveur sont quelquefoispermises aux Princes dans la distribution des grâ-ces ; mais ils ne doivent jamais agir que par choixdans la distribution des charges & des emplois pu-blics.
C KOI-