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Synonymes françois : leurs differentes significations et le choix qu'il en faut faire pour parler avec justesse / par M. l'abbé Girard, S.I.D.R.. Traité de la prosodie françoise / par M. l'abbé d'Olivet
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Prosodie Françoise; 26s

quen lannée 1555, le Comte dAlcinois (cest-à-dire , Nicolas verdict, qui déguifoic aiasx sonnom) fit des vers hendécasyllabes à la louange duaPoeme, dont lui Pasquier étoit Auteur. Paíquierajoute quen 1556, à la prière de Ramus, person-nage de singulière recommandation y mais aujjt gran-dement desreux de nouveautés , il fit en ce genreun essai de plus longue haleine que les deux précé-dens, qui étoient ce Distique de Jodelle, & cesHendécasyllabes du Comte dAlcinois. _ Pasquier{a) rapporte ensuite son essai, quil croit quelquechose de merveilleux, & qui consiste dans uneElégie de vingt-huit vers.

Jusqualors ce nouveau genre de versificationavoir peu réussi ,puisquà peine deux ou trois Poè-tes avoient osé sy exercer, comme en passant. Ost. étoit de tout terns accoutumé à la Rime : cest union qui frappe les oreilles les plus grossières; au-lieu que la cadence qui résulte des brèves & des- longues, ne peut Frapper quune oreille délicate.Aussi ne tarda-t-on pas à tâcher de réunir cesdeux sortes dagrémens, 1 a Quantité & la Rime.Pasquier attribue linvention des vers mesurés &rimés tout ensemble, à Marc Claude de Lutter,dont les Poésies parurent en 1561. Mais commeje nentreprens pas ici lHistoire de nos vers mesu-rés, je puis impunément supprimer beaucoup dau-tres noms semblables, oubliés depuis long-tems;& cest assez de savoir que cette nouveauté donnalieu à un établissement littéraire, dont le souvenirmérite bien dêtre conservé. Je parle dune Aca-démie, qui fut établie sur la fin de lannée 1570, 1

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(4) Recherches, lir, VU, chap. la,

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