Prosodie Françoise? ;ix
moindre intervalle entre votre & serviteur.'
Peut-être n’y a-t-il point de principe qui aitplus d’étendue que celui-là dans notre Prosodie.On en a déja vu beaucoup d’autres applications.'Une syllabe douteuse , & qu’on abrège dans lecours de la phrase, est allongée, si elle se trouveà la fin. Quelquefois même, & dans le discoursordinaire, austi-bien que dans la déclamation, unelongue devient brève par la transposition du mot:car on dit, un homme honnête, un homme brâve ;mais on dit, un brâve homme, un honnête homme.
Oudre. Oue. Longs: poudre, moudre, résvu-dre, &c. boue, joue , il lêuc , &c. Mais suivisd’une terminaison masculine, ils deviennent brefs:poudrés mSulu, rSué, loué.
Ouille. Long dans rouille , il dérouille, j em-brouille ^ il débrouille. Mais bref, quand la termi-naison devient masculine: rouiller , brSuillon.
Oule. Long dans moule , elle efi saoule , il sesaoule, il foule, la foule, il rSute , écrSule.
Oure. Ourre. Le premier est douteux: bra-voure , ils courent. Le second est long : de labêurre, il bourre , il fourre, qu'il courre. Mais lasyllabe féminine devenant masculine, alors la pré-cédente est brève : courrier , bourrade , rembêurré,&c.
Ouse. Toujours long: épouse, jalouse, qu'ellecosse, &c.
Ousse. Long dans je pousse, & bref dans toutle reste j aussi-bien. que dans les terminaisons, quien font formées, comme tousser , cSujJin, Ôzc.
Ou t. Long dans Aêùt , coût substantif, goût& ses dérivés.
Oute. Long dans absoute , pute , croûte, voû-te ,il coute, je goûte, f ajoute. Mais bref au mas-culin: ajouter , coûter, &c.
O 2
Outre;