2 Voyage au Campde Perç ; & depuis que ses blefluresl’avoient obligé de se retirer du service,je ne l’avois jamais quitté.
J’étois donc auprès de lui quand ilreçut un ordre de la Cour , de s’cm-ployer efficacement envers les Puissan-ces duPaïs, pour faire rétablir les Re-ligieux Carmes déchaussés dans leur an-ciennè résidence du Mont-Carmel -, cet-te Montagne , avec toute la Samarie,& la Galilée, est une dépendance duConsulat de Seyde. 11 n’est pas besoind’avertir ici, que le Roi donne une pro-tection particulière à tout le Christia-nisme de l’Orient, & que les Missionai-naires travaillent fous cette protection.
Comme il s’agissoit d’aller négociercette affaire fur les lieux , Lc que le Con-sul n’étoit plus en état de monter ache-vai , il crut que je pourrois en fa placeexécuter les ordres duRoi, à cause queje savois la Langue du Pais, Sc qu’il mevoïoit souvent avec les Arabes sujets duprincipal Emir, avec lequel il falloittraiter : il m’ordonna donc de me pré-parer pour le voïage du Mont-Carmel,oùétoitle Camp de l’Emir.
Mon premier foin fut, après avoirlaissé croître ma barbe, de m'babil ler
à