du Grand Emir. 7Coutures ; fes pieds étoient nuds , maisextremement propres. Encepaïs-iàonquitte les souliers pour ne pas salir lestapis : il portoit un Turban de mousse-line fort négligé , dont les deux boutsbrochés d’un tissu d’or, pendoient furses épaules, il avoit aussi une espece demanteau à la Turque, de drap de Hol-lande couleur de feu, doublé d’un taf-fetas ver d. Je connus par les gens quiétoient debout devant lui, 6c par lesvalets qui chassoient les mouches avecdes éventails , plûtôt que par fa figure,que c’étoit l’Émir, fans cela on auroiteu de la peine à le distinguer entrepo-seurs autres personnes de fa Cour quisv oient un plus grand air, 6c qui étoienthabillées plus proprement que lui.
Mes domestiques étant arrivés devantl’Emir , ils firent une autre reverence,6c une profonde inclination; ils mirentensuite mon présent à fes pieds , 6c luiaïant baisé le bord de la robe, ils scrangerent à côté , 6c demeurèrent de-bout, tenant leurs mains croisées fur leventre , ce qui en Orient est une mar-que de grand respect.
Je m’avançai un moment après, sui-vi d’Omar Aga , 6c après avoir saluéA 4 l'E-