50 V O y A G E A U C A M P '-àlafoi.s, après s’êtrearrêtées tout court.Leurs chansons, comme celles des Espa-gnols , font des histoires amoureutes,tragiques, 6c héroïques, les tons de lavoix exprimant les sentimens , 6c toutce que les chansons doivent inspirer dansleur genre. Après qu’elles eurent fini,chacun donna le bon soir , 6c baisa lamain à l’Emir, qui alla se retirer; ilen-voïa un de ses lits, qui coníìstoit en unpetit matelas de coton, un carreau develours cramoisi, 6c une couverture desatin , 6c il donna ses ordres pour toutce dont moi 6c mes gens pouvions avoirbesoin.
Le jour suivant les Princesses s’étantlevées dès les huit heures du matin, m’en-voïcrent un présent de pâtisserie , demiel 6cde beurre frais, 6c un bassin deconfitures de Damas, par un jeune Eu-nuque noir ; nous en déjeunâmes avecl’Emir, qui continuoit à faire les hon-neurs de fa Maison : nous bûmes du Ca-sé, le vin aïant manqué dès le soir au-paravant, 5c ensuite nous montâmes àcheval pour aller visiter un de ses onclesqui avoit fort envie de me voir, 6càquice jeune Prince avoit promis de me me-ner. Cet Emir nous reçut, 6c nous
traita