du Grand Emi*. f j
bleds , les cotons , 6c toutes leurs den-rées , ôc affamé cette Province à un pointque n’aïant rien pû recueillir pendantl’année precedente, ces pauvres Païsansn’étoient plus en état de parer au a Beig,ce qu’ils dévoient tous les ans auGrandSeigneur.
Ce Beig d’ailleurs, qui, selon la cou-tume de l’Empire Ottoman, étoit nonseulement le Gouverneur, mais encorele Fermier de cePaïs-là , se votant pres-sé de parer les sommes pour lesquelles iLs’étoit obligé au Trésor Impérial, à pei-ne de perdre la tête , vouloir exiger sesdroits à quelque prix que ce fut, ôcmettoit tout en uíâge pour en venir àbout. Les choses étant réduites à cetteextrémité , tous les habitans du Pais serévoltèrent contre lui, ils prirent les ar-mes , 6c se rendirent les maîtres de lacampagne; le Beig se fortifia dans la vil-le de Napolous avec ses troupes, 6cde-manda du secours au Pacha de Damas,Sc aux autres Gouverneurs, ses voisins,D z pour
a Beig , ou Begh , & vulgairement Bey , estchez les Turcs un Seigneur de Bannière , quícommande dans un Canton de quelque Provin-ce , fous l’âutotiié du Pacha, Gouverneur c»Chef.