L2L RELATION HISTORIQUE
piceries. Les Perses avec le secours des Anglois ont repris Ormus.
L’iíle de Moçambique est par les quinze degrés Sud. Elle a unedemi lieue de longueur Sc est la moitié moins large. La citadellequi est une des meilleures des Indes est à l’entrée du port,& le dé-fend. II y a quatre grosses tours ; deux du côté de la mer, les deuxautres du côté de la terre, dont elle n’est séparée que par un brasde mer assés étroit. Au milieu de la citadelle est une citerne pourle Gouverneur & pour la garnison. Là sont les magazins depoudre, de provisions de bouche & de tout ce qui est nécessairepour une longue Sc vigoureuse défense, si cette place étoit atta-quée.L’air y est très mal-sain,& les habitans,qui font environ deuxmille, font obligés à aller chercher Teau à la Baye de Tïtangone,qui est à trois lieues de-là, Sc le bois à une lieue ou une lieue Sc de-mie. Le Gouverneur fait seul tout le commerce qui consiste endents d’elephans, en dents de cheval marin, en or que ses facteursou marchands vont chercher fur la riviere de Sofala, où on rap-porte de ces riches mines qui font au-dedans des terres. Cette ifletoute misérable qu’elle est, fournit toute la côte de vivres, d’ha-bits,& de plusieurs autres marchandises qu’on y envoye des Indes.
La côte de Melinde commence au cap del Gado , qui est par lesdix degrés Sud - Sc s’étend en remontant vers le cap de Guardafui.La ville capitale-qui est Melinde,a passé pour une des plus bellesôcdes plus riches de tout le quartier d Afrique, que nos Géographesappellent Zanquebar. Elle est située dans une grande & agréableplaine, les maisons font de pierre de taille & bien bâties. Lorsique le Roi de Melinde fort, il est porté fur les épaules des premiersde fa cour, on parfume les rues par où il passe ; Sc loríqu’il fait sonentrée dans quelque ville de son état, les plus belles filles vont lereqevoir,les unes jettent des fleurs, les autres brûlent des par-fums , les autres chantent des airs à fa louange. Les Prêtre im-molent des victimes.
P S avoient Les Portugais ont perdu Tille de Mombaça* en i6zi.le Roi deB2 juí'qu’à cette iste rompit avec eux, surprit la forteresse & se fit Mahome-se X & e icsGou" t^n-afin d’être secouru des Mores.Outre Mombaça,ilya beaucoupverneurs de " d’autres Ifles comme Quiloa, dont le Roi étoit autrefois souve-Meiinde y a- ra j n rout le païs jufqu'àSofala^ Montfia, Zanzibar, Pemba,La-íeùr scjour . 11 INO , Pâté, toutes grandes, riches & fertiles 5 il y en a encoreplusieurs autres moins considérables. Le Pere Jerôme Lobo parleen particulier de l’ille de Pâté, où une galiote le porta avec un de