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de seau de vie, & l’interêt que prennent ses Confrères en cettemission du Heur Murat, n’avoit pû étouffer dans son cœur cettevérité j au reste íe Constantin ou Abissin dont il parle est un four-be qui s’étoit dit le propre fils du Roi d’Abissinie. Le P. Polie va-che m’avoit communiqué cette particularité en secret ; j’envoyaicet Abissin pour élever en France avec les autres jeunes étran-gers que fa Majesté entretient à Paris ; en renvoyant j’écrivis cet-te particularité ; mais je citai mon auteur. Le tems en a fait voirPimposture , il est revenu en Egypte , & à son arrivée en Alexan-drie , il voulut se faire Turc ; en sorte que Mr. le Consul de-là futobligé de l’en faire partir la nuit pour Rossette.Cet Abissin a vû icile sieur Murat ; ce dernier lui demanda pourquoi il s’étoit dit lefds du Roi y & l’autre lui répondit, que c étoit par la même raisonqu’il se disoit son Ambassadeur, & l’on dit qu’ils se reprochèrentl’un àl’autre beaucoup de veritez.
Une derniere circonstance que je veux observer à vôtre Excel-lence qui a redoublé tous les doutes & tous les soupçons que leslettres des PP. Grenier & Paulet,dont j’ai parlé ci-devant à vôtreExcellence, m’avoient donné contre la mission du sieur Murat, estque le R. P. Bichot Jésuite,arrivé en cette ville depuis le départ duP.Verseau,m’ayant demandé en grâce de lui prêter une des lettresdu Pere Grenier qui s’expliquoìt du sieur Poncer & des autres cho-ses en la maniéré que j’ai dit ci-deffus, & cela fous pretexte d’entirer une copie , a constament refusé de me la rendre ; premiere-ment sous prétexte, qu’il avoir droit fur tout ce qui venoit des Jé-suites , & puis en alléguant, que je lui en avois ouvert deux. J’aijustifié publiquement la fausseté de ce dire; cela a été suivie de lapart decetteReverence de tant d’autres irrégularités à mon égard,que ce seroit fatiguer vôtre Excellence de l’en entretenir ici ; maisil y a cependant des choses si particulières, & qui font si précisé-ment au sujet de ce Mémoire, que je supplie très-humblementvôtre Excellence de vouloir bien s’en faire informer par Mr. duRoule, qui passe auprès d’elle pour d’autres affaires , & que j’ai faitentrer totalement dans ce qui concerne le sieur Murat, depuisle mois d’Août qu’il afçû ma maison, ayant pris foin de lui fairevoir lespersonnes que je cite dans ce Mémoire , & dont je n’alpoint le témoignage par écrit, 5c de lui faire repeter les choses enla maniéré que je les ai écrites. II y a même un fait que je n’oferoisjamais écrire ; il me fut dit par le sieur la Combe après le départ