duPere Verseau pour France, & de mon Chancelier; comme jedesirois que Mr. du Roulel’entendit de fa bouche comme moi,& que j’apprehendois que le sieur de la Combe ne voulut point lerepeter devant lui, je priai Mr. du Roule le 25. Janvier dernier,de se mettre sur mon lit les rideaux fermés, ce qu’il fit, pendantque j’envoyai prendre le sieur la Combe qui vint & que j’engageaiinsensiblement à me repeter le fait dans toutes ces circonstances ,qu’il dira fans doute comme toutes les autres à votreExcellence.ila 1 honneur d’être un Officier du Roi, & il a tant de probité & dedroiture que je ne puisrien employer déplus fort que son témoi-gnage dans les faits où je n’ai point d’autres preuves.
J’efpere au reste qu’il plaira à vôtre Excellence d’approuverma conduite en toute cette affaire, où je n’ai eu en vûë que l’hon-neur & le service du Roi ; & si j’avoi s quelque reproche à ap-préhender de la part de vôtre Excellence, ce seroit d’avoir eu tropde complaisance pour le sieur Murat. Si j’avois, par exemple,trompé Monseigneur de Pontchartrain, comme il auroit falu faireen envoyant le sieur Murat en France, Sc que s’enapperçevant,peut-être même de la bouche du Roi qui n’ignore rien, il eutreconnu en moi une pareille conduite fur laquelle fa Grandeur íèseroit excusé, qu’elle douleur n’eut point été la mienne au-dessusde la punition qui ne m’auroit point manqué ? au lieu que s’il étoitpossible qu’on m’eût enlevé par de fausses couleurs l’honneur deson estime, je suis bien íùr que le tems qui découvre tout me larendra. Je ne me fuis jamais proposé d’autre objet que celui del’approbation de Vôtre Excellence.
Síh Caire le 15. Février 1702.