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24° Mr. le Consul ne répliqua rien à cette réponse ; mais il fit ap-peller le sieur Charles Poncet,àqui il dit qu’il n’avoit pas ordre dela Cour de recevoir cet Ambassadeurs même il déclara qu’il avoirordre de ne le pas recevoir ; & puis il défendit de la part du Roiaux deux Députés de la Nation, & ensuite au sieur Charles Pon-cet d’en parler aux Peres Jésuites.
2 ^Pendant ce tems-là,les gens de laDoiianne firent de nouvellesavanies à l’Ambassadeur, lesquelles ilcrût venir de la part du Con-sul par le moïen de son Truchement.
26° La raison qu’il avoir de former ces soupçons contre lui,c’estqu’à son occasion on lui avoir fait une rude avanie à laDoiianne deSiiez, parce que Mr. le Consul avoir envoyé à P Aga de la Doùatr-ne de Siiez une lettre obtenue du Pacha & du Chef de la Doiian-ne, par lesquelles cet Agaétoit averti de prendre la note de tousles effets que le sieur Murat portoit avec lui, & de le laisser passerau Caire, où l’on conviendroitdu prix desdits effets.
L’Ambassadeur fut étrangement surpris à la nouvelle de cetordre 5 il eut beau résister & dire que c’étoient des coffres appar-tenant au Roi d’Ethiopie bulléde son cachet,qu’on ne les avoirpas ouverts ni àMaçua, ni à Gedda, que cependant il ne manque-roit pas de payer au quadruple la valeur des choses qu’il portoit.On lui répondit qu’on ne lui faisoit rien que par ordre exprès duPacha obtenu parle Consul de France.
On visita les coffres, on prit la liste des choses y contenues,& on rendit les coffres à l’Ambassadeur fans rien exiger de lui ;ce qu’ils firent probablement pour obéir à une seconde lettre queMr. le Consul avoir obtenue du Pacha & envoyée à Suez.
Cependant l’Ambassadeur prévint l’Aga de la Doùanne,&vou-lut reconnoître cette demi honnêteté , en lui faisant des présentsqui valoient plus que tout le prix qu’il auroit pû exiger.
27 0 C’est pourquoi il le laissa passer au Caire avec toute liberté,où il fut en paix juíqu’autems qu’il y eut des broùilleries entre leConsul & l’Ambassadeur ; car alors l’Aga & les gens de la Douan-ne furent à la maison de l’Ambassadeur demander sordidementquelques nouveaux présents qui leur salut donner; mais le lende-main les mêmes vinrent pour cloiier les coffres & les hardes del’Ambassadeur,jusqu’à ce qu’on les eût visités & taxés,& qu’on eûtpayé les droits; ce qui fut fait à leur entiere satisfaction.
28 0 Ils vinrent encore une troisième fois l’avertir, que ses deux
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