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vembre dernier, ainsi que j’avois eu l’honneur de récrire à faGrandeur en ce tems-là, retourna en cette ville le 7. de ce mois,a'iant été obligé à son arrivée en Nubie d’abandonner le bien queje lui avois confié, pour sauver sa vie, & de se jetter dans des dé-serts ou parmi des barbares, à travers desquels il a fui les persé-cutions qu’on lui avoir suscitées. Comme j’ai fait dresser une dé-claration de ce qui lui est arrivé, qui fera jointe à ce Mémoire ,je me contenterai d’inserer ici les particularités qu’il rapporte tou-chant la mort de Mr. du Roule ou des siens , qui diffèrent du ré-cit du Nubien, les confirmant dans tout le reste.
Le F. Capucin dit avoir appris d’un autre Nubien nomméAhouad, qui disoit aussi avoir été présent à faction, quoique ce-lui que j’ai interrogé m’a juré le contraire, que le Roi de Sannaara'iant reçû ces Lettres, dont il n’avertit pas Mr. du Roule, luienvoïa demander quelle étoit fa résolution; & que Mr. du Rou-le aïant dit qu’elle étoit de passer en Ethiopie, le Roi lui avoir faitrépondre qu’il pouvoir se mettre en chemin. Que là dessus, il s’é-toit mis en marche ; mais qu’étant arrivé en la place ci-dessus,il lui avoir envoie ordre de retourner en fa maison , ce qu’ilavoir fait ; que le lendemain il lui avoir fait dire la même chose,& qu’étant arrivé au même endroit, il avoir reçu un second or-dre pareil au premier de s’en retourner. Que Mr. du Roules’étant plaint de nouveau de ce changement, on lui avoir accor-dé pour la troisième fois de partir, & qu’étant arrivé au même en-droit des deux précédentes sorties, on l avoir massacré en la ma-niéré rapportée par le premier Nubien, y ayant eu du monde pré-paré pour jetter un linceúil fur chacun des François, de peurqu’ils ne se défendissent. Que Mr. Macé avoir été le seul qui eûtfait résistance, a'iant tué deux hommes avec ses pistolets,puis,qu’unCavalier étoit venu par derriere, & savoir percé avec fa lance.
Un autre Nubien a dit au F. -Capucin , qu’on avoir d’aborddonné la vie au sieur Macé, & qu’on la lui avoir même laissée pen-dant un mois, au bout duquel aïant eu permission de s’en reveniren Egypte , il étoit parti avec les guides qu’on lui avoir donnés ;mais qu’on l'avoir suivi dans le desert où on l’avoit massacré.
Le Nubien Ahoùad a dit au F. Justin, que le Roi de Sannaaraïant reçu des Lettres du Roi d’Ethiopie fût trois jours à délibérerde ce qu’il feroit de M. du Roule,& qu’il étoit fort partagé là-deC-fus, lorfqu’on lui dit que cétoit lui qui avoir fait manquer le Nil
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