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par ses magies ; Sc qu’enfin, le sentiment de le faite périr l’em-porta étant appuïé par un Renégat Grec, qui lui sert de canon-nier , Sc qu’on brûla leurs corps après leur mort, & tous leurs pa-piers , «5c on en compte des Histoires en ce païs-là, qui font voirla grossièreté Sc la superstition de ces misérables.
Cette Let- Le F. Capucin trouva en Nubie un paquet de Lettres de Mr.tre étoit - elle âu Roule pour moi, celle qu'il m’écrivoit, & qu’il n’a pû rappor-chetée CO iors- ter Jui aïant été volée, étoit du 18 . Juin. II me comptoit son ar-qu’on la remit rivée à 8annaar, les présens qu’il avoit fait au Roi de ce lieu, quiCe Frenfra- avo ^ a voiié n’en avoir jamais reçu de pareils. II me disoit aussivoît-îi ìuë, & en avoir reçu de ce Prince , & se loiioit fort de son premiera v °it-ii la me- yjfjj. Ahmet el Kum , qui l’étoit venu voir & faire la visitedeie pour re- de se s bardes, parmi lesquelles on avoit dit au Roi qu’il ytenir tout ce avo jt vingt cossies pleins d’argent, me mandant que ce Ministresu on t ici . avo j t tout v £ entierement, à la reserve de sept balots , contenantles présens pour le Roi d’Ethiopie, qu’il n’avoit pas voulu qu’onouvrit ; il avoit paru très-surpris de trouver si peu de chose , Scque Mr. du Roule, pour le mieux persuader qu’il n’avoit rien ca-ché, avoit apporté 1 Evangile, Sc lui avoit juré le livre ouvert,qu’il n’avoit rien au-delà. II ajoutoit que ce Ministre lui avoit dé-claré avoir reçu des avis du Caire, avec le cachet Sc le nom dediverses personnes de considération, qui lui disoient que Mr. duRoule n’alloit en Ethiopie que pour engager le Roi de ce lieu às’emparer des Ports de Messoùa Sc Suaquem,Sc attaquer les Turcsde ce côté là, pendant que les Francs les attaqueroient de l’autreîmais que ce Ministre avoit ajouté avoir reconnu la suposition deces pieces parla comparaison des cachets ; que ce Ministre disoitde plus vouloir aller avec lui en Ethiopie, ce que Mr. du Roulésouhaitoit fort, paroissant tout à fait porté à lui faire plaisir. IIajoûtoit cependant dans cette Lettre qu’il ne se croioit pas en fu-reté ; il me disoit qu’il n’avoit pas trouvé une nation plus barbareSc plus infidèle que les Nubiens , me conseillant de les chasser tousde nôtre service; il meprioit de lui envoler de l’argent, mais pointde Sequins Vénitiens, où il y avoit beaucoup à perdre; il me con-toit la mort d’un de ses domestiques François, qui lui étoit d’ungrandsecours. II me disoit avoir eu avis de l'arrivée de Murat enEthiopie, avec douze personnes. Mr. Macé m’écrivoit aussi uneassez petite Lettre, me parlant de la visite faite par le Visir à Mr.du Roule., Sc. se plaignoit que contre son avis Mr. du Roule se
fût