D’ ABISSINIE. 4 pí
<que le P. Bichot lui donna , qui ne lui ont servi dans la fuite quepour environ yoo. livresjle Patriarche & ledit P. Bichot lui direntseulement de tenir un compte de la dépense qu’il feroit dont ilsauroient soin de le satisfaire à son retour.
Le P. Bichot l accompagna jusques à par ordre
du Patriarche j là il remit des lettres à son grand Vicaire pour lefaire reconnoître Missionnaire audit lieu. Ibrahim rendit aussi unelettre du Patriarche à un Copte, qui étoit l’écrivain du Douanierd’Alexandrie.
Le Vicaire les reçût très-bien, & leur offrit son Eglise pour yfaire leurs Missions, ce que le P. Bichot fit avec beaucoup de fruitpour le peu detems qu’il resta à Alexandrie. Ce Vicaire remit aus-si à Ibrahim deux lettres pour le Pape portant profession de Ibsenson nom Lc celui du peuple. Le dix Mai 1702. ledit Ibrahim s’em-barqua à Alexandrie, fur le Vaisseau du Capitaine Audric qui al-loit à Ligourne,il n’avoit avec lui que deux valets, l’un Maronite,& l’autre François. Le Pere Bichot s’en tetourna au Caire , aprèsavoir payé son passage audit Capitaine Audric^ce fut le sieur JeardChancelier d’Alexandrie & Procureur des Jésuites,qui fit ce paye-ment.
Ledit Ibrahim fait observer ici que pendant son séjour au Caire,quoi qu’il eut rendu ses devoirs à M. le Consul, chés lequel il avoitmême mangé avec le P. Bichor, ledit sieur Consul ne laissa pas dele faire arrêter prisonnier, & conduire chés un Jannissaire, fur lefondement qu’il avoit passé fous ses fenêtres, y étant,fans le saluer.Ibrahim demanda un certificat à plusieurs François,après avoir étéélargi, pour en avoir justice lorsqu’il feroit à la Cour j mais il nes’en est jamais servi, le P. Darmenonville l’en aïant empêché , &l’aïant prié de ne point faire de bruit de cette affaire, par rapportà lui-même.
Le troisième Juin 1702. Ibrahim arriva à Ligourne,où il prit unefelouque pour Marseille, où il arriva le huit du mois de Juin. IIécrivit aussi tôt à Paris au P. Fleuriau qu’il étoit arrivé à Marseille,& le priad’en informer Mgr. le Comte de Pontchartrain, qui enavoit déja eu avis (Bailleurs. Quinze jours après, il reçût réponsedudit Pere Fleuriau, avec ordre de se rendre incessamment enCour.
Le neuf Août, il partit de Marseille, & le vingt-quatre duditmois il arriva à Paris. Le sieur Dipi Interprète du Roi le vint rece-
Qil^'