en Guine’e et a Cayenne.quand ils s’empai'erent de Cayenne;nis'ils la prirent de vive force fur lesSau-Vages, ou si ce fut par quelque traitéqu'ils firent avec ces peuples.
Ily a apparence qu’ayant excité les Iri-diens à nous faire la guerre , ils Rac-commodèrent aisément avec eux du sort& des habitations que nous avions étéforcés d’abandonner ; & qu’entre notrefuite & leur etabliffement dansCayenne,il n'y eut pas untemsbien considérable.
C’est se mocquer des gens de dire ,comme a fait mon Confrère le Pere duTertre , que quelques Hollandois &quelques Juifs châtiés du Brésil par lesPortugais, ayant abordé â cette Iíle , &y trouvant des Jardins, c’est-à dire deshabitations toutes faites & un bon sortbien muni de Canons, ilsn’avoient pasfait difficulté de s'y établir. Les Sau-vages ne l'auroient pas souffert, s'ilsn'avoient été d’accord ; & ils seroientbien venus à bout d’une poignée de gens,eux qui venoient d’en châtier une Colo-nie entiere nombreuse & bien armée.Les Holandois s'y établirent donc degré à gré avec les Indiens,&s’emparerentainsi de ce qui nous appartenoit. Maisla nécessité où nous nous étions trou-vés de nous retirer, ne pouvoit pas nousôter le droit que nous avions fur cette