ïn Gíjíne’e et á Cayenne, i o t<}u’il esperoit avoir un plus heureux suc-cès , que celles dont nous venons deparler. II fut porté à cette résolutionpar les récits avantageux que lui firentquelques particuliers qui avoient étédans les preeedentes Colonies, & surtoutpar le Sieur Bouchard eau , qui avoirfait quelques voyages dans la terre fer-me de f Amérique, dans l’Ifle de Cayen-ne , & dans les Antilles. Ces voyagesle faifoient regarder en France commeThomme le plus instruit & le plus aufait des affaires de ces vastes païs. Cesdeux Messieurs dressèrent un projet deColonie, qu’ils presenterent à MonsieurColbert Secretaire & Ministre d’Etat,dont tout le monde à admiré le vastegeníe , & Inapplication continuelle |ï’etablissement du commerce , de la na-vigation, Sc des Colonies.
Le projet plût a ce Ministre éclairé :il le goûta; il l'approuva: il en parlaau Roi ,, & eut fans peine l’approba-tion du Monarque. II dit à ces Messieursqu’il falloit faire une Compagnie , 8cque fa Majesté sappuiroit de son au-torité , la protegeroit , 8c l’assisteroitd’hommes, d*argent & de vaifleaux.
Mr. De la Barre parla de son defleinà quelques-uns de ses amis, 8c en peude tems il en assembla vingt , qui de^
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