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Tome III.
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Jo8 V O y A G E 5

qu’ils aideroient & deffendcroient detoutes ieurs forces les François quiiroient à la chaíîe , à la peche , ou à ladécouverte da païs. On les obligea en-core à ramener au fort les esclaves &lesengagés de la Compagnie, qui s’enfui-roient, ou qui voudroient fe retirer par-mi eux ou chez les Etrangers. Au moyende ces conventions on leur promit d’ou-blier le paíïé; & on leur permit la trai-te libre , tant avec la Compagnie qu’a-vec les habitans.

Ils receurent ces conditions avec unejoye infinie ils en donnerent des mar-ques par des chants & des danses r ilspromirent de s’y conformer eux & leursenfans: & pour er. donner des preuves*ils rapportèrent quantité de chosesqu’ils avoient enlevées de la forteresse ,& ramenèrent quelques jeunes gensqu’ils avoient gardés parmi eux, quifetrouvèrent en état par la langue qu’ilsavoient apprise d’être utiles au Com-merce que la Compagnie ouvrit aveceux.

Cette Colonie, qui fe trouva d’abordde plus de mille personnes, fembloit de-voir faire de grands progrès dans un auflïbon païs que celui où elle avoir touten abondance , & où les travauxn’étoient traversés par aucune guerre