Band 
Tome III.
Seite
130
JPEG-Download
 

ï;o Voyages

la dépense seroit inutile , paree que leterrain étant sablonneux , il ne fautqu’une heure de beau tems pour le sé-cher.

Les maisons des habitans vulgaire-ment appellées rases, font la plupart decharpenre. II y en a pourtant quelquesunes de pierres â plusieurs étages. Onobserve d’y faire plusieurs chambres deplein pied , parce qu’on ne manque pasde terrain pour bâtir que cette ma-niéré est plus commode & de moindredepenfe. On a soin que les appartemenssoient grands pour pouvoir y être plusau frais. On les fait aujourd’hui bienplus hauts qu’onne les faifoit autrefois,& on y perce les fenestres du haut enbas. II est vrai que les ameublemens n’yfont pas des plus magnifiques. Les ha-bitans font pourtant en état d’en avoird’aussi riche; qu’en France ; mais ils re-gardent plûtót leur commodité quetoute autre chose.

Toutes les dépendances d’une maiíbncomme la cuisine , l’office , les maga-zins & autres pieces nécessaires, font sé-parées du logement du maître, qui estpar ce moyen éloigné du bruit & desmauvaises odeurs ordinaires à ces lieux.

Les maisons font couvertes d’éssentesqu’on nomme en France bardeau , ce