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Tome III.
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I; 6 Voyages

terres sont unies, basses, grasses, humi-des, profondes ; en un mot, de mêmeque celles qui sont fur les bords del’Amazone , & qui par conséquentseroient aussi bonnes qu’elles , pour ycultiver les cacaotiers.Le peu de ces Ar-bres qu’on y a plantés fe montrent évi-demment : pourquoi donc nos colonsFrançois fqbornent-ils à la feule culturedes cannes à sucre , au cassé & aurou-cou ? Je fçai que le sucre est & sera toû-jours une bonne marchandise, mais tellemanufacture est d’une grande dépense.Des petits habitans qui commencent às’établir n’en sont pas capables, ií fautde grands établrssemens , des défrichésprodigieux, des moulins, des sucreries,grand nombre de chaudrons, quantitéde bestiaux, & encore plus d’esclaves.Un habitant qui ne fait que commencerifest pas en état de loûtenir cette dé-penfei, au lieu que sept ou huit person-nes de travail peuvent dans un an abat-tre assez d’arbres, & faire un défrichécapable de porter un assez grand nom-bre d’arbres de cacaotiers pour vivre,& pour le mettre en état de faire degrandes entreprises utiles à eux-mêmes,& profitable à l’Etat , qui est le butque fe doivent proposer ceux qui fontà la tête des Colonies,

Cest