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pour les indiscrets plus que pour totts
autres.
On n’a pas laissé de décrier cette Isle& de la faire passer pour un pais desplus mal sains. II est vrai qu’on a eubien de la peine dans les commence-mens à y élever des enfans; mais on avû la même chose à S. Domingue , àU Martinique & dans les autres lflesdu Vent , fans que cela ait empêchébien des François d’y aller établir leurdemeure. Cet inconvénient ne venoitpoint de l’air, mais des exhalaisons queles terres nouvellement découvertes nemanquent pas de produire. La chaleurcorrompt ces exhalaisons & les rend pu-trides ; l’air que l’on respire en est in-fecté ; en faut ii davantage pour causerdes maladies , surtout aux enfans dontla délicatesse les en rend bien plus sus-ceptibles que les gens plus âgés dont letemperamment est deja formé , plusfort & plus capable d’y résister. Audivoit-on que depuis que ces terres ontété découvertes , la cause des ma.adiesa cessé , Sc ou y éleve les enfans avecune facilité qu’on ne trouve guerres enaucun lieu du monde. Cette vérité seprouve par le nombre poodigic-ux d’en-fans dont tous ces païs font couverts.Ils y viennent à merveille, ils y crois-