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Tome III.
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en Goine’ê et a Cayenne. I49trouvé , & qui peutêtre s’en servent enleur païs. On appelle cela se faire pi-quer du serpent. Un Capitaine de mi-lice nommé Kerchove a tiré ce secretd’un de ses Negres, & rend volontiersee bon office à ceux que la peur dece serpent oblige de s’adreffer à lui. Je nesçais s’iln’y a point dans cette opérationquelque chose de surnaturel , maisbien des gens n’y ajoutent pas foi. Jeeroirois volontiers qu’il en est de ce re-in ede , comme de celui que l’on fait auxenfans pour les guérir de la peur, quicoasiste à les faire monter fur un Ours.

Les matelots ne font pas les seulesqui contraâent des maladies à Cayenne,U faut en demeurer d’accord-II y a desOfficiers & des marchands à qui celaarrive, parce qu’ils ne font pas plus sa-ges qu’eux. Après de grands repas où.ils se font beaucoup échauffés, ils s’entrouve d’affez imprudens pour se cou-cher à l’air sur l’herbe , s’y endormir& y passer quelquefois les nuits entie-res. Dans cet état où l’air frais, la rosée& les exhalaisons de la terre les ont sur-pris , que peut il leur arriver de moinsque des coliques, des fievres aiguës &des diflenteries ? Est-ce le païs, ou leurintempérance & leur imprudence quien font cause, i