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Tome III.
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Ifr V O Y AGES

sous seau, plus ou moins, selon qael'e»pluies font déborder les rivières, ou quele flot est plus ou moins violent ; carquand il est plus fort qu’à l’ordinaire ,il repousse plus violemment le courantdes rivières , & fait que leurs eaux fegonflent & se répandent davantage furles terres qui font fur leurs bords, Scfont des marécages qui ont paru im-praticables à ceux qui ont tenté de re-connoître ce païs ; mais qui s’étant re-butés trop tôt , n’ont pas pénétié assezavant pour découvrir ce qui est au des-sus des embouchures , à dix ou douzelieues , où il y a lieu de croire qu’ils.avoient trouvé des terres habitables ;puisque l’on sçait très - certainementqu’ellcs font habitées par des Indiens,qui composent plulìeurs nations consi-dérables , qui y trouvent de quoi sub-sister , & qui viennent trafiquer quel-que fois à la riviere d’Oyapok. Or si cepaïs étoit inondé jusques bien avant dansîes terres, c’est- à dire, plus haut que lesdix ou douze lieues que nosavanturiersont parcourues , il est certain qu’il se-roit inhabitable , à moins que les habi-tans qu’on fçait y être ne vecussent íurdes arbres, comme on en a trouvé dansplusieurs endroits de la côte de l’Ame-iquej mais s’ils vivoient fur des arbres