en Goine’e et a Cayenne. ; 6 rleur en avoir tant appris. On les accu-se d’être vindicatifs & jaloux. Le pre-mier de ces vices vient de ce qu’ils n’ontpas la connoissance du vrai Dieu ; &quant au second, je crois que nos Fran-çois le feroient autant qu’eux s’ilsvoyoient qu’on prît avecleursfemmesleslibertés que nos gens peu discrets y veu-lent prendre. 11s aiment leurs femmes& leurs enfans. On peut dire que mal-gré leur indifférence, ils sçavent aimerles François qui se sont déclarés leursamis & qui leur sont quelque bien. Ilsfont menteurs , & c’est un de leurs plusgrands défauts. Ils en rougissent quandon les y surprend ; mais ils ne se corri-gent pas pour cela. Ils recommencent unmoment aprés.Quoiqu’ils paroissent fortsimples , ils ne laissent pas de í'çavoirleurs intérêts Se d’être fourbies Se diílì-mules.
La cérémonie la plus marquée de leurReligion , li tant est qu’on puisse direqu’ils en ayent une , est celle de leurmariage : elle est fort simple,la voici. W(mJÌ
L’Indien qui veut épouser une fille, L-slui porte toute la ebasse & la pêche qu’ila frit dans un jour. Si elle la reçoit c’estune marque qu’elle agrée fa reche che:elle prend donc les viandes S c le p< isson& les accommode à lenr manière & rsTomt III» I i