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LIVRE PREMIER. n
cté divisez l’un de l’autre. Nous allons décrire la maniéré “donc la chose s’est passée, parce qu’elle est peu connue , & Tgn^ihque nous la tenons , aussi bien que roue ce qui regarde cePais, d’un célébré Missionnaire, qui a été pendant plusieursannées Vicaire général de l’Evêque de Beryte dans la Co-chinchine.
La Race des Gua, qui étoient les anciens Rois du Tonquin,étant comme éteinte il y a environ trois cens ans, le chua,qui fous leur régné étoit le premier Ministre d’Etat, chargéseul de toute l’administration des affaires, étoit monté fur leTrône , & fa famille s’y étoit toujours depuis maintenue , lors-que celui qui regnoit en 1618. vint à mourir. Ce Prince lais-sa úne Fille mariée, & un Fils qu il déclara son successeurlégitimé. Mais comme il étoit encore fort jeune , il confia laRegence à son Gendre, aprés savoir fait jurer qu’il remettroitle Ro'iaume au jeune Prince, dés qu’il seroit en âge de regner.
Le Gendre, devenu maître absolu, ne songea plusqu’àscconserver dans ce poste, 8 c à se défaire de l’heritier légitiméde la Couronne. Ce dessein donna de l’horreur à son Epou-se , qui moins sensible à l’ambition de regner , qu’à latendresse ZL à la compassion pour le Prince son frere , lui fitsavoir le sort qu’on lui préparoit. Pour l’éviter il se retiradans la Cochinchine avec la plupart des Troupes, à la têtedesquelles il avoit déja gagné quelques victoires fur les enne-mis dc l’Etat, èc s’y établit en Souverain , aprés en avoir faitmourir le Gouverneur.
Les Tonquinois s’étant émus à cette occasion en faveurdu jeune Prince, le Regent chercha tous les mo'iens possi-bles de les appaiscr ; & parce qu’il avoit de la peine à réduiredes peuples prévenus d’estime & d’inclination pour leur Sou-verain légitimé , il tâcha de leur persuader, que le Princen’étoit pas leur véritable maître, & qu’il n’avoit pas plus dedroit que lui fur le Ro'iaume. Pour venir à bout de son en-treprise il fit rechercher avec soin s’il ne se trouveroit pointquelqu un de la race des anciens Git&. On en découvrit unque la fortune avoit réduit à la condition deTaboureur. II1 envola chercher avec empressement, content de perdre1 Empire, pourvu que son beau-frerc ne le possédât pas, il sedémit du Gouvernement entre les mains du nouveau Roi,
& il ne conserva que la qualité de Chua 3 ou premier Ministre.
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