20 MEMOIRES DE L’EGLISE.
-le Perc Ephraïm, Missionnaire Capucin, lequel avoir appris
Golcgn- au ^ Q - q ue lq ue chose des Mathématiques, de même qu’au.
Prince Arabe son Gendre : 8c ce dernier avoir conçu pource Perc tant d’estime 8C tant d’amitié, qu’il s’étoit offert delui bâtir une maison 8c une Eglise à ses dépens. Ce Princel’a fait depuis en faveur des Augustins,, qui y font venus deGoa.
II sc trouve de même quelques Chrétiens à Maffulipatan,
- autre ville du Roïaume de Golconde fur la côte de Coro-
mandel : 8C ce qui peut y faire esperer quelque progrez pourla Religion, c’est que les Missionnaires y ont une emiere li-berté de prêcher , 8C d’y annoncer l’Evangile.
Macaçar X L s avoient autrefois le même avantage dans le Roïaumede Macaçar , qui occupe aujourd’hui la plus grande partiede rifle de Celebes , divisée autrefois en plusieurs Roïaumes.Les habitans de ce Pais sont célébrés par l’a d reste qu’ilsontd’empoisonner leurs dagues Sc leurs flèches, en les trem-pant seulement par le bout dans les mixtions qu’ils font avecles herbes venimeuses , qui cfoiífent dans le. pais en abon-dance, 8C par le grand trafic qu’ils font de ces flèches ain-si empoisonnées , dont toutes les blestures sont mor-telles. Quelquefois même la force du poison est si gran-de , qu’on en meurt dés qu’on en a été frapé, fans avoir letems .d’y apporter aucun remede. La longueur du temps ncfait rien perdre à ce poison de fa violence ; si bien que cessortes de flèches font encore le même effet vingt ans après ;8c on assure qu’il n’y a que la fumée , qui ait la force 8c lavertu d’en détacher cette impression de poison.
II n’y a pas plus de six vingt ans, que ces peuples étoientencore tout plongez dans l’Idolatrie. Ils suivent aujourd’huila Loi de Mahomet, par l’avanture du monde la plus bizarre.itist. du Deux freres Marchands , qui trafiquoient dans les IflesMacafar* vo ^ ines Macaçar , dont les principales sont celles de Bor-néo , d’Amboin , de Banda , de Bouton , 8c les Moluqucs,aïant cu le bonheur de recevoir le Baptême à Ternate, 8cd’être parfaitement instruits des veritez 8c des maximes de la -Loi Chrétienne, ne furent pas plutôt de retour en leur paisqu’ils y annoncèrent l’Evangile ; 8c leur zele fut suivi d’un figrand succez, qu’ils eurent la consolation de voir demander