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7 s MEMOI-RES DE L’EGLISE.
Des Capucins onc été envolez depuis, par le Pape dans cemême Roïaume, ÔC ils y font tous les jours d’aísez grands fruitspour l’avancement de la Religion.
Elle n’est gueres moins solidement établie dans la Pro-vince de Lovando San-Paulo, au Roïaume d’Angola , puis-que dés Pan 1590. l'on trouva qu'il y avoit déja plus devingt mille Angolois, qui faisoient profession de la ReligionChrétienne. Dans la feule ville de Rovando San-Paulo , queles Portugais bâtirent en mil cinq cens soixante dix- huit , ily a aujourd’hui jufqu’à six Eglises, Sc tous les Souas ou Sei-gneurs particuliers, qui relèvent des Portugais , font de plusobligez de tenir un Chapelain dans leur Château pour bapti-ser Sc dire la Messe.
D A n s le pais des Negres pris dans toute son étendue ou-tre la Nubie , il y a des Chrétiens dans le Roïaume de Gue-nale , où les Jésuites convertirent plusieurs Païens à la Foiau commencement de ce siécle. Le Roi avec quantité de No-blesse , demanda même le Baptême au Pere Emanuel Alvarrez en mil six cens sept , mais ce Jésuite ne trouvant pasen eux les dispositions nécessaires, ne jugea pas à propos de le -leur conférer.
Le Roi des Istes de Los-Idolos Sc de la Côte , qui s’ctenddepuis le bord Septentrional de la Riviere de SierraLionna,jusqu au de-là de Rio Das-Pedras fut plus heureux ; car il lereçut avec toute fa famille , par les mains du P. Barreira ,qui dans le même-tems fit de si grands progrez dans tout cepais. Celui qui Régné aujourd’hui, a aussi reçu le BaptêmeSc vit en fort bon Chrétien.
L’obstination Sc l’aveuglement des Negres de la Côte d'oront rendu inutiles tous les efforts , que divers MissionnairesJésuites Sc Capucins, Portugais Sc François ont faits pour lesretirer de l’idolatrie.
Si ceux de Bonin avoient eu les mêmes secours , ils enauroient fans doute tiré plus de profit , étant les mieux ci-vilisez de cette Côte. Ils reconnoissent même un Dieu,Créateur du Ciel Sc de la Terre , mais par une erreur quileur est commune avec plusieurs autres Peuples de ces con-trées , le croïant bon de fa- Nature , ils s’imaginent , qu’iln’est pas nécessaire de le servir, rhais qu’il faut rendre hom-