U4 MEMOIRES DEL’EGLISE.
■—--inoitie par touc ailleurs, & si monstrueuse dans l’Eglife, ai
Egiisede ; s son origine de la continuation non interrompue des Le-rSicitE. g ar j ons ^ donc nous avons parlé ; car comme les Rois de Si-cile voulurent autrefois être honorez du titre de Légats dusaint Siège y à l’exemple de plusieurs autres Princes, ainsi que'inous l’avons expliqué ; ils s’attribuerent à la fin, de leur pro-pre autorité, une qualité qui ne leur étoit que déléguée:Ce qui fit que Bet% ì Roi de Hongrie, aïant tâché avant quesar. dìe 10. de s’engagef à la guerre contre les Bulgares , d’obtenir unÍS l, semblable privilège du Pape Grégoire IX. afin de pouvoirnji. ». en cette qualité de Légat, limiter les Diocèses, établir deí} ' nouvelles Parroisses, ériger des Evêchez dans l’étenduë deses conquêtes, à l’exemple de son illustre &: glorieux Prédé-cesseur saint Estienne; ce Pape le lui refusa constamment,par la crainte que cette continuation ne put faire regarderou rendre enfin cette Légation perpétuelle : cependant pourne pas priver les Etats de ce Prince , des avantages qu’ilesperoit de sa Légation, Grégoire promit de lui accorder-Rainai, an. cette grâce pour celui des Prélats de Hongrie qu’il voudroit^s. ». 4• ] u i preposer.
17 ‘ Les principaux Archevêchez de la Sicile sont ceux de Pale»
me, de Messine & deMonreal, qui sont les trois Métropolesdu Roïaume..
Dl Les Ducs de Toscane, dans les Etats desquels se trouventToscane, les Archevêchez de Florence, de Sienne & de Pise, bienloin de s’attribuer un droit de la nature de celui dont nousvenons de parler, n’ont que.celui de présenter au Pape pourchaque grand Bencfice de leurs Etats, trois differens Sujets,du nombre desquels Sa Sainteté choisit celui qu elle en juge leplus digne.
Eglise On a uns autre pratique dans l'Eglise de Genes. L’Ar-jdíGinís chevêché de cette Ville est à la collation du Pape, lans quela République ait droit d’y nommer, cependant personnene peut prétendre ni aspirer à cette Dignité, qu’il n’ait aupara-vant obtenu son agrément. C’est pour cette raison que cetArchevêché est toujours possédé par quelqu’un de la Répu-blique, tiré principalement des plus nobles Familles, ceintdes autres n’y étant point admis, non plus que les Etrangers,.