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MEMOIRES DE L’EGLISE.
__ nous ne rapportons point ici, parcs qu’ils ne regardent pas* fa qualité d’Evcque,
E " Parmi les Prélats qui ont gouverné cette Eglise, il y ena eu deux , dont le mérité a été d’autant plus éclatant, queleur naissance étoit basse Ô2 obscure. Peu de tems aptes,Hatton II. qui par fa dureté impitoyable pour les Pauvres,qu’il appelloit des rats qui mangeoient & faisoient renché-rir le pain des Riches, s’attira une punition effroïable duCiel, qui permit que dans une extrême & honteuse mala-die , où il se trouva abandonné de tout le monde, il futmangé par des souris dans une Tour au milieu du Rhin. Uncertain Willigife fut élevé à s Archevêché de Mayence.L’Empereur O thon qui connoissoit sa vertu & sa probité , vou-lut lui témoigner l’estime qu’il enfaisoit en rétablissant le pre-mier Electeur de cette Ville. II devoir sa naissance à unCharron du village de Schoningen, danslepa'ïsdeBrunzvicibien loin d’en étouffer la mémoire , son humilité lui fittrouver le mote n de se la remettre tous les jours devant lesyeux, en faisant peindre des roues de charrue sur les vitresèc en plusieurs autres endroits de íon Palais : 82 de-là fontvenues, à ce que l’on croit, les Armoiries de l’Archevê-ché de Mayence , qui porte de gueules à une Roue d’argent.
La naissance d’Henry Knoders , dit Gurtelknotf , n’étoitpasplus illustre que celle de Willigise ; II étoit «ls d’un Bou-langer d’Yfne eu Suaube. L’Empereur Rodolphe I. le tiradu Couvent des Cordeliers de Lu fer ne pour l’élever à l’E-vêché de Basse, d’où il fut ensuite promu à l’Archevêché deMayence.
II est aisé de conclure de ces deux exemples, qu’en cetcms-là on donnoit encore au mérité dans l’Allemagne, ceque depuis l’on a attaché à la dignité 82 à la naissance ; auísialors n’étoit-ce pas non plus une condition absolument né-cessaire pour ctre reçu parmi les Chanoines, qui compo-soient le Chapitre de cette Eglise, d’être d’une extractionnoble de quatre races, comme ils le doivent être aujour-d’hui,.
ì e IL en est de même des Chanoines de Trêves : Ils fontE - tenus, pour être admis, de faire preuve de seize quartiers denoblesse, tant du côté paternel que maternel. Le Chapitre,