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Memoires De L'Eglise, Ou L'On Voit L'État Présent Du Christianisme, tant en Europe, que dans les autres parties du monde, & toutes les revolutions qui y sont arrivées au sujet de la Religion Catholique / Jean Paul Abbé de la Roque ; Dédié à Monseigneur Francois de Harlay
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LIVRE SECOND. ^ 177

pte,que dans les premiers fiecíes de l’Eglife on disoit com- “munément à fa louange : z £)ue l'Eglise Gallicane méritait une s n- 5

guliére vénération , pane qu entre toutes les autres Eglises de\la díne Eccle-Chrétienté , elle n’avoit jamais cédé à l’erreur, ni tombé dans lahonte & dans l’infamie duschisme. ' j,j, pìenius

Saint Jerôme en rendit cc témoignage, lorsque Riparius cognitis <kSc Desiderius, Prêtres, lui eurent donné avis que Vigilantius fmium-répandoit dans les Gaules le venin de son hérésie, à qn’H ne nostrorumpouvoìt Le croire, par ce que jusqu alors la France n’avoit pointporté de pareils monstres. Arnulphe écrivit depuis la même utpotècó-chofe aux Prélats d’Angleterre; Sc Bernard , Abbé de Bon- trasormamneval,le confirme dans la vie de saint Bernard, où il dit, &crevhnusque e jamais l’Eglise de France n’a élevé des Idoles dans l’Eglise iukam'essde Dieu ., es n’a jamais adoré des monstres fur la chaire de saintPierre. C’est ce qui faisoit dire au PapeEstienne III J que les Galtica-François étoient nourris , pour ainfi dire , dans les Dogmes de nara cslel'Eglise Catholique dés la naissance de cette Mere commune de tous t °Uonc dules chrétiens. Enfin le Cardinal Baronius parlant du zele fer- gnissimam,vent des Prélats du Roïaume à détruire Sc à ruiner l’impietéd’Arius, ne peut s’empêcher de s'écrier 8 fur le nombre es sur chnstiaiu-le mérité des Evêques de France , qui vivoient dans le commen- g a j S n ^^ c 'cernent du sixième siécle , es qui étoient célébrés , dit-il, par la u „q u àmpureté de leur Foi , par U sainteté de leurs mœurs , (f par les cessisseter-miracles que le Ciel operoit par eux (f en leur saveur. ' nuiia'po-

Ces dignes Sc zelez Prélats ne s’appliquoient pas feule- tuissec pror-ment à maintenir la vraie Religion dans l’Eglife de France :leur charité s’étendoit encore dans les autres Roia urnes, Sc prayicadinous apprenons, entre autres, d’Adon, Evêque de Vienne , înfamiaque saint Germain, Evêque d’Auxerre, SC saint Loup, Evê- ^So^Gai-que de Troie, furent envoyez en la Grand-Bretagne pour liamonstrala purger de l’heresic des Pelagiens, qui y avoit fait degrands progrez, Innocent I. recourut à l’Eglise Gallicane pour sincemateappaiser un schisme qui s’étoit élevé en Espagne : Sc le Pape do "Léon confesse hautement, que son exemple servit de beau- veikítTsccoup à accroître Sc à fortifier le zele des Eglises d’Orient Sc P‘ utimadEspagne,par la Confeílion de Foi quelle avoit envolée au^bìtíone*"saint Siège. pvsfuisit.

Les Jugemens qu’eîle rendoit pendant les schismes pour ^„s q uamdonner la paix à l’Eglise Universelle, étoient d’un poids infi- trandani, Sc son discernement en ces funestes divisions a touiours c * ter ' s te -

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