LIVRE SECOND. 2.05
& ne letre pas ; * c'est décheoir de son institution, qui est dé-rivée des Apôtres, &: abandonner la forme de vivre de la f*” N S e B ° Bprimitive Eglise. . *Enimve-
Ce relâchement toucha aster saint Augustin pour l’exci- iò non estter à ne pas se contenter d’y remedier par de simples inve- J^Ecdè-ctives : II crut devoir travailler plus efficacement à rétablir si* forma,la régularité parmi les Clercs fur le pied de l’Institut ap-porté de l’Orient, où il s’étoit conservé dans fa plus grande stiunionispureté. II ajouta même quelques Statuts particuliers aux Apostolica:Canons des Apôtres, qui fer voient de Réglé aux Clercs -,&c dlscl P lina ‘de cette maniéré il fit refleurir la discipline régulière dansl’Eglise , d'où les Chanoines Réguliers furent dés-lors surnom-mez de saint Augustin ; ce qui a donné lieu, dit-on, de croireque c’étoit ce saint Docteur de l'Eglise qui en étoit le véritableFondateur.
Saint Martin fit en France ce que saint Augustin exécutadans l’Afrique. Non seulement l’Archevêché de Tours, au-quel il fut élevé, reprit par ses foins la premicre forme devivre qui étoit prescrite aux Clercs Lc aux Chanoines, maispresque toutes les autres Eglises de France reçurent encorecet avantage, puisqu’au rapport de Pierre le venerable, Abbéde Cluny, toutes les Métropoles, les Cathédrales &c les Col-légiales de ce Roïaume, étoient alors tenues par des Chanoi-nes qui vivoient en commun.
Bede assure dans son Histoire d’Angleterre, qu’il en étoiten ce Païs-là comme des Eglises de France , qu’elles y étoienttoutes régulières. II n’en excepte pas même celle de Can-torbery , que quelques-uns veulent avoir été desservie par desMoines, quoique,selon Guillaume de Malmesbury, Elfricus,successeur de saint Dunstan, ne les y établit qu’aprés que lesChanoines Réguliers en furent sortis.
Les Eglises d’Allemagne des Pa'is-Bas étoient auffi danscette même pratique, comme il paroît par les Conciles deMayence, d J Aix,& de formes, & par les titres de leursfondations. Celles d’Espagne étoient encore desservies de laforte ; auffi dans les Roiaurnes d’Arragon , de Navarre, deValence & de Catalogne, n'y a-t'il point d’Eglise Collégiale& Cathédrale, qui n’ait encore son Cloître, auffi-bien queplusieurs de nos Eglises de France.
Ce font - là les preuves dont on se sert communément
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