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LIVRE TROISIEME. 525
pour fe déterminer fur le choix de la vraie Religion , non Frpas par une discussion des points fondamentaux , ce quin’est pas nécessaire , mais par d’autres raisons assez senti- tblés.
Pour faciliter aux enfans le moïen de se convertir soit àcet âge , soit en un autre plus avancé, Sa Majesté les a voulumettre a couvert de la haine que leurs parens pourroient con-cevoir courre eux ensuite de ce changement ; ordonnant, quest aprés leur conversion ils ne vouloient pas, par crainte dequelque mauvais traitement ou de séduction, retourner enla maison de leurs peres &c meres pour y être nourris commeauparavant, leurs peres &: meres leur païeroient une pensionproportionnée à leurs moïens, & ne pourroient les déshé-riter , quand même ils viendroient à fe marier fans leur con-sentement.
Quelques-uns de ceux de la R. P. R. qui s’étoient conver-tis a la Foi, souffrant par une négligence criminelle que leursenfans y restassent, Sa Majesté a encore remédié à ce désor-dre par une Déclaration , portant que les enfans âgez dequatorze ans & au-dessous, dont les peres auroient abjuré laR. P. R- seroient instruits par leurs foins dans la ReligionCatholique, & ne pourroient être admis par les Ministres ècAnciens dans leurs Temples & dans leurs Assemblées.
C’est par un ester de cette même charité paternelle, qu’ellea ordonné que les enfans des peres &: meres de la R. P. R.qui seroient portez aux Hôpitaux des Catholiques , y seroientnourris &: élevez dans la vraie Religion, de même que les en-fans bâtards abandonnez, fur lesquels nul autre que le Roi nepouvoir exercer une puissance légitimé.
Et parce qu’il y avoit du danger qu’on ne corrompît lajeunesse Catholique parmi les Protestans, si l'on souffroirqu'il5 fussent instruits dans leurs Collèges, il a été défendu auxCatholiques d’cnvoïer leurs enfans aux Ecoles des PrétendusRéformez,dont il ne pourroit y en avoir qu'une feule danschaque lieu où il y auroic exercice de la R. P. R. ) & auxMaîtres préposez dans ces Ecoles d’apprendre autre choseà leurs disciples, qu'à lire, à écrire, & l'Arithmétique, con-formément à l’article 2.7. des Particuliers de l’Edit de Nantes.
La privation des grâces & des prérogatives dont les do-mestiques ste la Foi doivent joiiir, a été un moïen d’une au-Tomc I. Qjq