la. AN CE.
1685.
zr.6 MEMOIRES DE L'EGLsSE.
riiez, Catholiques, ils avoient supplié ledit Sieur intendant de leurpermettre de s’assembler pour délibérer sur une qr op ost ion s im-portante à leur salut : c àue cette liberté leur ayant été accordée ,ils s’étaient assemblez, presque tous les jours pendant trots semai-nes chez, le sieur de Navailles , Syndic du Pais de Bearn , & pre-mier Jurât de la Ville de Pau., pour bien reconnoître les causes deleur séparation d'avec l'Eglife Romaine , dr se déterminer sur kparti quils avoient a suivre ; Jgu’aprés avoir meurement délibéréfur tous les points dans lesquels ils différaient d’avec nous , ilsavoient convenu d’un commun accord , qu il étoit de iinterefi deleur conscience d’embrasser la Foi Catholique , Apostolique & Se-maine , laquelle ils déclaraient pour cet effet vouloir professersncerewent & de bonne foi , jusqu 1 ou- dernier marnent de leur■vie.
Cet Acte de délibération si authentique fut suivi le Di-manche 15. Juillet, d’unc abjuration qu’oa peut appeller gé-nérale, n étant resté que deux familles de Gentilshommes, avecquelques femmes, qui témoigneront vouloir perseveter dansla R. P. R. On folemnifa cette abjuration par une Procession& une grand’Messe , où le Parlement 5c tous les Corps de laVille assistèrent. Le Te Deum y fut auflì chanté, & les cris dejoie du Peuple furent accompagnez d’un feu d’artifice &de la décharge du canon du Château, Lc de la Moufque-terie.
A l’égard de ceux de la Ville d’Orthez, qui avoient auflìdemandé une quinzaine de jours pour fe faire instruire,i’In-tendant s’y étant rendu le lendemain du terme expiré,plusieurs des principaux se convertirent à son arrivée. Leurconversion fut aussi-tôt suivie de celle de plus de millepersonnes ; le jour d’aprés de mille autres ,& le troisième jourencore de pareil nombre ; íj-bien qu’il n’y resta pas deux censReligionnaires, de prés de quatre mille qui étoient auparavantdans cette Ville. Ils furent même réduits dans peu de jours àdix ou douze familles seulement, qui avec une vingtained’autres, s’étoient engagées par un traité particulier, de de-meurer fermes dans leur Religion , quoique tous ceux qui enfaisoient profession dans le Bearn fe fissent Catholiques; SLcette association se rompit encore, aprés qu’on leur cùt faitconnoîtie ce qu’un traité de cette nature, qui tenoic dc la fa-ction ôc de la cabale, étoit capable de leur attirer.
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