Francs.
rSSs.
MEMOIRES DE L’EGLISE.ckns des Consistoires , de s’opposer aux discours séditieux &aux emportcmens que Ton faisoit dans les Prêches contre lesOrdres du Roi. C’est pourquoi Sa Majesté estimant impor-tant à son autorité de donner moïen à ses Officiers de repri-mer par quelque châtiment scvere ces sortes d’entrepriscs,Elle déclara ordonna, que TEdit du mois de Novembre1680. seroit exécuté selon sa forme & teneur : Et au surplus,£ue les Temples m auroient été c-elebrez. des Mariages entre desSujets de la Religion Catholique & de la R . P. R. fer oient démo-lis , dr iexercice interdit pour toujours dans les Villes ou autreslieux où l’on auroit ainfì contrevenu aux dispositions de cet Edit;Jipue le même seroit ordonné d Végard de ceux où il seroit faitdes Prêches séditieux en quelque maniéré que ce fat , quand lesMinistres & Anciens qui y auroient été prejèns , ne s’y feraient gasopposez, ; Et que pour justsster cette oppofition , les Ministres &Anciens feraient tenus de rapporter Vattestation des Catholiquesqui pourroient avoir ajjistc aux Prêches ; & même d’en prendreacle des Juges des lieux, aufquels à cet effet ils feraient obligezde la dénoncer dans trois jours pour tout delai , après les Prêchesfaits.
Le mois suivant, le Roi considérant que l’Arrest du r 4.May, portant qu’il ne seroit plus reçu d’Imprimeurs & Li-braires de la R. P. R. ne seroit pas suffisant pour empêcher,comme il en avoit le dessein, qu’on ne débitât des Livres &des Ecrits scandaleux contre sa conduite &: contre la steli-gion, tandis que ceux qui étoient reçus, continuëroient d’e-xercer la Librairie, fit défenses par un autre Arrest du % à tousLibraires de la R. P. R. de faire à l’avenir aucune fonction decet Art, à peine de confiscation de leurs Livres, Formes S£Marchandises, & de trois mille livres d'amende, applicable àFHôpital du lieu.
Ce même jour pour prévenir les émotions populaires, quidans la fuite auroient pût arriver dans les lieux où l’exercicede la R. P. R. avoit été interdit, par la vûë des enterremenspublics, que les Cimetières conservez par les Huguenots leurdonneroient lieu d’y continuer, ce qui d’ailleurs étoit con-traire à la dcfenfe de faire aucun exercice ; il fut ordonnequ ils ne pourroient déformais avoir des Cimetières dans ceslieux, & qu ils scroient obligez de délaisser dans six mois ceuxquils y avoient alors.