3Î4 MEMOIRES DE L’EGLISE.
tenut de contribuer d la réêdification dr à la réparation des ElisesParroijfales dr maisons Curiales , a proportion des biens qtt’ifapojfederoient dans les Parroijses .
Le Clergé aïant remontre au Roi par une troisième Re-quête, que l’exercice de la R. P. R. fubsistoit encore dans lesVilles de Grenoble, de Die, de Saint Paul'trois-Châteaux,deGap, de Nîmes , & du Mans, par un abus contraire à la vo-lonté des Rois Prédécesseurs de Sa Majesté, ainsi qu’il pa-roissoit par l’article n. de l’Edit de Nantes, Sc contre les Or-donnances même de Sa Majesté, qui par un Arrest du 30.juillet, avoit expressément défendu aux Ministres de fairel’cxercice de la Religion dans les lieux où les Evêques fetrouveroient faire actuellement leurs visites -, ce qui devoirêcre tiré à conséquence pour les Villes où le Siège Episcopalétoic établi, les Evêques y étant toujours ccnfez prefens, ô£dans les mêmes fonctions qu’ils ont accoutumé de faire dansleurs visites, il fut ordonné par Arrest du 3 o. que l’exercicede la R. P. R. seroit interdit pour toujours dans les Villes ci-dessus mentionnées , & en toutes les autres Villes Episcopales,Faux-bourgs d’iceIles , & a une lieu'é à la ronde. Jpue les Tem-ples qui y étoient construits ,sèroient incessamment démolis farceux de ladite Religion : Et qu”en cas qu'ils ne le ssfent pas dansdeux mois , les Syndics des Diocèses pourroient procéder a cettedémolition aux frais & dépens des Religionnaires , pris fur lavente qui seroit faite des matériaux.
Mais la chose ta plus considérable qui fe fit dans lAssem-blée du Clergé , fut la plainte Sc la Requête que M 1 l’Arche-vêque de Paris y dressa contre les calomnies, les injures & lesfausserez que les Ministres répandoient tous les jours dansleurs Livres Sc dans leurs Prêches contre la doctrine de I’Etglife ; car il est certain que de tous les moïens dont ils feîervoientr pour empêcher la conversion des Huguenots, au-cun ne lieur ïcuflìssok avec tant de succès, que celui de don-ner par des impostures une fausse idée de la Religion Catho-lique , Sc ri en- n’infpiroit aux esprits foi hies plus d’horreur con-tre la vérité, qu its n’auroient pû s’empêcher d’aimer Sc de sui-vre, si son ne leur en eût dérobé la connoissance , qu’enaccusant ainsi la Religion Catholique de professer une do-ctrine quelle a toujours condamnée. C’est pour faire ceílercc désordre, Sc empêcher la continuation d’un si grand mal,