LIVRE TROISIE’ME. 337
avoient acquis d’un autre côté trop de gloire en leur pardonnant, '
pour devoir être oubliez,. Jpue le salut que Sa Massé leur avoit ANCE -procuré, avoit fait toute leur punition , & qu Elle n’avoit pu les 1685,regarder comme des Sujets infidèles, dés le moment qu ils s’ét oienttendus fdéles a Dieu.
La ruine des Colleges & des Académies établis fans l’au-torité du Roi, la démolition des Temples usurpez ou main-tenus au mépris de les Déclarations, ne manquèrent pas defournir un vaste champ à I’éloquence de ce Prélat. II dit,que de toutes les choses que le zele & la jusicc du Roi lui avoientfait entreprendre pour la Religion, c’étoit sans doute la plus gran-de : £)ue de tous ses ouvrages côtoient les plus utiles & les plusimportuns , & qu on pouvoit hardiment avancer , que les Tem-ples qu’ on ne voïoit plus, conserveraient toujours parmi leurs dé-bris & leurs mazures, les plus illusres mommens de fa pieté, &quéils porteroìent fa gloire plus avant dans la poserité , que tousles Monaseres fondez , que toutes les Eglises élevées depuis lecommencement de la Monarchie, n’avoient porté cédé de tous sesPrédécesseurs.
Enfin aprés avoir désiré , quéun ouvrage fì heureusementavancé fût m k dans une entiere perfection, aprés avoir relevénos efperances par la protection d’un Prince, qui en f peu detems avoit mk tant d’âmes dans nôtre parti, &: aprés serre tourpromis d’un Monarque, qui n’a jamak rien entreprk dont lesuccès ne lui ait été favorable : II finissoit par ces paroles pleinesde zele &: de confiance qu’il adressoit au Ciel en disant, Seroit-il j use,grand Dieu ,scroit~il même possible , que celui qui a tou-jours triomphé quand il a combattu contre des Peuples qui n’étoientque ses ennemis particuliers , ne pût achever de détruire entiere-ment (avec vôtre secours) ceux qui tant de fok ont été tous ensem-ble se s ennemis & les vôtres .
Pour la Requête elle contenoit entre autres choses, Que «le Clergé de France avoit dresse plusieurs plaintes à Sa Ma- «jesté contre ceux de la R. P. R. & qu’il s’étoit appliqué avec «foin à n’en mettre aucune dans son cahier, qui ne fut & tres- «nécessaire, tres-clairemenc justifiée: Mais qu’il avoir crû «devoir séparer de toutes les autres celle qu’il venoit lui faire, «parce que c’étoit celle qui le touchoit le plus sensiblement, & «qu’il pouvoit établir sur des preuves d’une plus grande évi- «dence. «
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