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B dit, d».Cltrgé,
MEMOIRES DE L’EGLISE.portemens ordinaires contre ces Prélats, à l’occasion de cesEcrits Sc de la protection qu’ils ont demandée au Roi ; &il sont même prétendu , qu’il y alloit de I’honneur de la Commu-nion Romaine, de répondre à ce que les Protcstans avoientécrit là-dessus. Pour toute Réponse, nous leur dirons seu-lement en passant ; qu’il faut être aussi injustement préve-nus qu’ils le font , pour oser avancer , que ce n’est passuivre l’esprit du véritable Christianisme , que de recouriraux Puissances Temporelles dans la cause de l’Eglise, puis-qu’ils ne peuvent ignorer que saint Paul ne nous en ait donnéun exemple illustre, lorfqu’il fit connoître au Tribun la con-spiration de ses ennemis, non pas tant pour fa conservationparticulière, que pour le salut de l’Eglise; lorsqu’il implorales Loix Romaines, Sc le Privilège des Citoïens Romains,qu’il n’étoit pas permis de frapper ; Sc lorsque les Juifs voulantle faire mourir , il en appella à César, c’est-à-dire , à un Em-pereur Romain, qui n’étoit pas Chrétien, Sc qui par consé-quent étoit encore idolâtre.
Les Evêques de France font d’autant moins à blâmer d’enavoir usé comme ils ont fait, qu’ils n’ont demandé Sc obtenuque des Edits tres-juftes Sc fort doux , aucun n’aïant jamaistendu ni à la perte des biens, ni à la moindre peine temporelle;ce qui est si vrai, que les Protestans n’ont sû produire aucunepreuve des violences dont ils les accusoient d’êtrc les Au-teurs.
Nous devons ajouter à cela, que c’est un trait de la der-niere malice, aprés une voie aussi naturelle, aussi sûre &auísisensible, que la comparaison de la doctrine de l’Eglise LLdesimputations des Prétendus Réformez, contenue dans l’Ecritdu Clergé, de soutenir que ce qu’on regarde comme des ca-lomnies, font de tres-justes accusations ; Sc qu’au pié de la let-tre, les expressions les plus fortes Sc les plus dures des Mini-stres ne contiennent que la pure vérité, cela s’appelle s’obsti-ner encore à vouloir que nous croïons ce que nous prote-stons , que nous ne croïons pas en ester, Sc que nous dégui-sons la créance de l’Eglise pour la faire paroître plus affreuse;Enfin leur présomption Sc leur mauvaise foi ne font pas moinsinsignes, en ce qu’ils disent que la traduction de quelques en-droits de ce Parallèle contient un sens plus injurieux que ce-lui de l’Original, puisque par-là ils accusent M. l’Ârchevêquc
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