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Memoires De L'Eglise, Ou L'On Voit L'État Présent Du Christianisme, tant en Europe, que dans les autres parties du monde, & toutes les revolutions qui y sont arrivées au sujet de la Religion Catholique / Jean Paul Abbé de la Roque ; Dédié à Monseigneur Francois de Harlay
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LIVRE TROISIEME. 37s

semblable changement, prirent néanmoins ce parti auílì-tôtque le sieur de Rys s’y fut rendu, & il arriva la même cho-se dans les autres Villes Sc Bourgs du. Perigord Sc de TA-genois.

Ce qui íe passa le mois suivant dans plusieurs autres lieuxdu Ro'iaume, ne fut pas moins glorieux pour la Religion. LesP. R. ouvrant les yeux fur leurs erreurs, foie à la faveur desinstructions qu’on leur donnoit, soit par la crainte de la dé-pense pour la nourriture Sc. l'entretien des Soldats, qu'on étoitobligé d’envoïer , pour prévenir, comme nous avons dit, la ré-bellion Sc le désordre, on vit de tous cotez des Villes entieresse convertir.

Le changement qui arriva dans celles de Castres, servitd’instruction Sc d’exemple aux autres Villes de Languedoc ,où l’hérésie regnort encore.

L’on fait que pendant un assez long espace de rems, cellede Saint Jean d’Angely en avoir été le siège , Sc l’on n’igno-re pas les rebellions fameuses, que ses habitans, presque tousde la R. P. R. ont autrefois excitées contre l’Etat. Non con-tens de s’être révoltez fous Charles IX. qui leur pardonna ,ils eurent la témérité en 1611. de refuser leurs portes au RoiLoiijs XIII. qui les aïant obligez , aprés une résistance opiniâ-tre , de se rendre à discrétion, fit raser leurs murailles , & lespriva de tous les privilèges , dont ils pouvoient jouir. Celui del’exercice public de leur Religion, qui devoir incontestable-ment y avoir été compris ,Sc qu’ils s’étoient cependant attri-bué fans en obtenir une nouvelle permission du Roi, leur futoté pour toujours en 1685. comme nous l’avons remarqué.II n’y avoir eu néanmoins que peu d’entre eux , qui se fussentmis depuis en état de rentrer dans la soumission respectueusequ ils dévoient aux veritez Catholiques. Leur endurcissementleur faisoit plûtost prendre le parti de vivre sans Religion.MaisJe Procureur du Roi du lieu en aïant fait assembler lesprincipaux, par Tordre de M. de Gourgues, Intendant du Li-mousin , que d’autres affaires appelloient ailleurs, Sc leur aïantdéclaré qu’íls ne dévoient plus s’opposcr aux pieuses inten-tions du Roi, qui voulo.it qu’ils se fissent instruire, ils en con-vinrent Sc accepterent les conférences que M. TEvêque deSaintes leur offiit, avec promesse d’y assister avec toute l’ass-duité possible.

Fxancb.

1685.