LIVRE CINQUIE’ME. <siy
les découvriroient, Sc grâce, avec la même somme, à quicon- t #que y a u roi c trempe , s'il le venoit déclarer. T ,Vi S .
Les deux Chambres du Parlement assemblées le premierNovembre, voulant marquer leur zele envers le Roi, le sup- i 685.plièrent réordonner un jour de jeûne Sc de prières, pour de,-mander a. Dieu la conservation de Sa Majesté contre les des-seins de ses EnnemisEt la Chambre-Basté en particulierlui présenta une Requête, tendante a ce que tous les Catho-liques Romains qui se trouvoient alors à Londres, fussent obli -gez de se retirer à vingt milles de cette Ville, excepté ceux queles Loix Sc la bienséance y soussroient.
On arrêta le 4. Novembre quelques Milords Catholiques,entre autres Milord Bdlasise, II étoit fort dangereux d’êtreconnu pour tel par Tite-Oats; car tous les jours il y en avoirde nouvellement accusez par cet infâme, même íur de simplessoupçons qu’ils le pouvoient être.
L’Eglise Romaine étoit cependant déchirée par une infi-nité de Libelles, où tout ce qu’il y a de plus execrable luiétoit attribué. On ne parloir que d’empriíonnemens, Sc qued’insultes faites à des personnes que l'on savoir être de sa com-munion. On les couvroit de boire & d’ordures : Et ce qui futbien horrible, c'est qu’un jour un Prêtre aïant été surpris ensortant de dire la Messe, fut emmené, revêtu de son Aube,par des soldats, qui en le conduisant portoient,comme parun triomphe de dérision , les autres ornemens Sacerdo-taux.
Oats comparut le 11. Novembre dans T Assemblée du Par-lement , où il fit une ample déduction de toute la conspirationqu’il avoir imaginée. On publia ensuite une Proclamation,par laquelle il étoit ordonné par le Roi à tous les Catholi-ques Romains, fous peine d’encourir son indignation, & decontrevenir aux Loix fondamentales de l’Etat, de s’éloignereux Sc leurs familles, de dix milles, ou pour le moins de troisbonnes heures de chemin, dé Fvitheal , de Sommerfèt, deSaìnt-James , de Vvefiminjîher-, Sc en général de la Ville deLondres, fans en approcher à l’avenir de plus prés; & auxautres qui exerçoient quelque métier Sc quelque trafic, ouqui avoient demeuré un an entier dans cette Ville, &C quin’avoient point ailleurs d’autres habitations, de comparoîtredevant l’Officier de Justice le plus proche de leur demeure,