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Memoires De L'Eglise, Ou L'On Voit L'État Présent Du Christianisme, tant en Europe, que dans les autres parties du monde, & toutes les revolutions qui y sont arrivées au sujet de la Religion Catholique / Jean Paul Abbé de la Roque ; Dédié à Monseigneur Francois de Harlay
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LIVRE CINQUIEME. <siy

les découvriroient, Sc grâce, avec la même somme, à quicon- t #que y a u roi c trempe , s'il le venoit déclarer. T ,Vi S .

Les deux Chambres du Parlement assemblées le premierNovembre, voulant marquer leur zele envers le Roi, le sup- i 685.plièrent réordonner un jour de jeûne Sc de prières, pour de,-mander a. Dieu la conservation de Sa Majesté contre les des-seins de ses EnnemisEt la Chambre-Basté en particulierlui présenta une Requête, tendante a ce que tous les Catho-liques Romains qui se trouvoient alors à Londres, fussent obli -gez de se retirer à vingt milles de cette Ville, excepté ceux queles Loix Sc la bienséance y soussroient.

On arrêta le 4. Novembre quelques Milords Catholiques,entre autres Milord Bdlasise, II étoit fort dangereux dêtreconnu pour tel par Tite-Oats; car tous les jours il y en avoirde nouvellement accusez par cet infâme, même íur de simplessoupçons quils le pouvoient être.

LEglise Romaine étoit cependant déchirée par une infi-nité de Libelles, tout ce quil y a de plus execrable luiétoit attribué. On ne parloir que dempriíonnemens, Sc quedinsultes faites à des personnes que l'on savoir être de sa com-munion. On les couvroit de boire & dordures : Et ce qui futbien horrible, c'est quun jour un Prêtre aïant été surpris ensortant de dire la Messe, fut emmené, revêtu de son Aube,par des soldats, qui en le conduisant portoient,comme parun triomphe de dérision , les autres ornemens Sacerdo-taux.

Oats comparut le 11. Novembre dans T Assemblée du Par-lement , il fit une ample déduction de toute la conspirationquil avoir imaginée. On publia ensuite une Proclamation,par laquelle il étoit ordonné par le Roi à tous les Catholi-ques Romains, fous peine dencourir son indignation, & decontrevenir aux Loix fondamentales de lEtat, de séloignereux Sc leurs familles, de dix milles, ou pour le moins de troisbonnes heures de chemin, Fvitheal , de Sommerfèt, deSaìnt-James , de Vvefiminjîher-, Sc en général de la Ville deLondres, fans en approcher à lavenir de plus prés; & auxautres qui exerçoient quelque métier Sc quelque trafic, ouqui avoient demeuré un an entier dans cette Ville, &C quinavoient point ailleurs dautres habitations, de comparoîtredevant lOfficier de Justice le plus proche de leur demeure,