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LIVRE CINQUIEME 6u
demeure dans le Séminaire des Anglois depuis le mois de HDecembre 1677. jufqu’à la saint Jean 1678. Tite Oats -tir r *produisit pour se justifier quelques témoins de la lie du peu-ple , qui furent renvoïcz, parce qu’ils se coupoient & ne s’ac- 1 6 8 j.çordoient pas. II fit citer plusieurs Personnes de qualité,qui ne confirmèrent pas ce qu’ìl avançoit pour fa justifica-tion , les Juges lui ordonnèrent de marquer les lieux , oùil prétendoit avoir demeuré déguisé dans Londres, ce qu'ilne put faire. Le Chevalier Vvackeman , premier Médecin de laReine Douairière , &c le Comte de Cajîelmaln , que nous avonsdit avoir été déchargez de l’accusation intentée contre eux,comme complices de la conspiration , déposèrent avec ser-ment que tout ce que Oats avoit dit alors contre eux, écoitentierement faux. II ne fit à toutes les questions des Juges quedes réponses hors de propos. 11 cita souvent les témoignagesque les deux derniers Parlemens avoient rendus en fa faveur,êc, parla toujours avec la derniere insolence. Le Chef de Justi-ce exhorta les Jurez à faire leur devoir, &; leur dit entre au-tres choses , qu’il y àlloit de la gloire de la Nation de ne paslaisser échaper a la Justice un infâme , qui avoit été cause del’effusion du sang de tant d’innocens $ &: qui n’avoit pas épar-gné les principales personnes de la Maison Roïale. Les Jurezse tan t retirez sortirent peu de tems aprés, & le déclarèrentcoupable du parjure dont il avoit été accusé.
Le lendemain quarante-sept Témoins furent produits furle second chef d’accusation de Parjure, en ce qu’il avoit juréqu’il avoit parlé à VviUiam Ireland , Jésuite qu’il étoit àLondres le 18. & le zz. Août; & le n. & ix. fieptembresui-vant 1678. Us prouvèrent avec des circonstances tres parti-culières , que depuis le 5. Aout jusqu’au 2.4. Septembre Ire-land avoit toujours été absent. Oats ne fit aucune réponsesur cette accusation qui fut recevable. 11 emploïa un long dis-cours à déplorer son malheur, de ce que Bedloir &les autresTémoins de la sincérité de ses dépositions étoient morts, ouse trouvoient hors du Roïaume. Les Juges s’étant retirez enparticulier, le déclarèrent encore coupable de ce second Par-jure , aprés quoi il fut remené en prison , parmi les cris & leshuées du peuple , qui étoit en grand nombre dans la Salle del’Audiance. 11 demanda aux Juges un Conseil d’Avocats pourfaire voir les abus de la Sentence des Jurez ; ce qui lui fut ac-
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