LIVRE CI N QUI E'ME. éi;
SC au milieu de la Place publique au son de trompe, ils jet-teront par terre les armes du criminel, en le publiant à haute ^voix, traître au Roi Sc à T Etat. Ils relevèrent ensuite lesE cuisons de ses armes, & les déchirèrent Sc en jetteront les :pieces. Le même jour z f. il eut la tête coupée dans la PlaceTovverhill , en vertu d’un Arrest du Parlement de quelquesjours precedens, qui l’avoit déclaré coupable de haute trahi-son. Et le z 6. conformément à la Proclamation que le Roiavoit fait publier le i z. aïant eu avis des victoires rempor-tées fur les Rebelles, on observa dans tout le Roïaume unjour public de Jeûne , pour rendre grâce à Dieu de la misé-ricorde dont il lui avoit plu user envers les Roïaumesd’Angleterre SC d’Ecoffe, en étouffant fi heureusement la Ré-bellion.
Lactance écrivant au saint Confesseur Donat, la mort despersécuteurs de l’Eglise, Sc lui racontant les cruautez desEmpereurs Romains contre les Chrétiens, &la maniéré dontle Ciel avoit pris foin de les venger,finit son petit Traité endisant, qu,'il avoit crû devoir raconter toutes ces choses de la ma-niéré qu elles s'étoient passées , as n de conserver la mémoire detous ces fameux êvenemens, & que ce seroit corrompre la véritéde /’ Histoire , que de passer sous silence les crimes de tant d’Empe-reurs , & la vengeance que Dieu en a prise.
Nous en pouvons dire autant à l’occasion de ce que nousvenons de décrire d’Angleterre, Sc nous pourrions mettre dansla bouche des Catholiques de ce Roïaume, si la fuite desêvenemens n’avoit pas troublé des commencemens si heu-reux , les paroles par lesquelles Lactance commence Sc finitce précieux Ouvrage, dont la découverte est dûë à nos joursSc à nos François : Jí>ue le Seigneur s’est enfin laifié toucher auxprières des Fidèles , qui ont fi hautement signalé leur Foi par. uneConfession glorieuse ....
L Es Chrétiens du jfapon pouvoient tenir à peu prés le me- Zme langage dans l’état de tranquillité où ils se trouvoient encette année 1685. sous le nouveau Roi, qui y est monté de-puis peu fur le Trône : On continue d’apprendre, comme nousavons déja dit, que ce Prince persévéré à ne pas les inquié-ter'’ni rechercher. Comme il est d’un naturel plus doux Scplus humain que son Prédécesseur, qui en a fait mourir un siTome I. K K K k