S I A M.
1685 .
6r8 MEMOIRES DE L’EGLI SE.puis long-tems avec beaucoup de zele &: d’application à îaconversion des Siamois, dont il avoir étudié la langue avecun grand foin. II résidoit ordinairement au Séminaire, depuisque ses grandes maladies avoient affoibli fa santé. CetteMaison cstoit la plus belle qui fût dans la Ville & dans lesCamps qui fe trouvent autour de Siam; le Roi de Siam sa-voir fait bâtir auprès d’une Eglise qui auroit pû passer pourbelle, même en Europe, si on eut eu foin de prendre d’abordun dessein plus régulier.
L’Evêque de Metellopolis reçut la proposition du Cheva-lier de Cliaumont, & son projet touchant la conversion duRoi de Siam, avec toute la joie qu’on pouvoit attendre d’unhomme dévoué depuis tant d’années au salut de ces Peuples.Mais il n'en fut pas de même du sieur Constance; car quelquesbonnes intentions qu’il eut, sachant rattachement du Roi deSiam pour la Religion de ses Ancêtres ; & jugeant de l’éton-nement où il se trouveroit fur une proposition à laquelle onne l’avoit pas préparé, conjura l’Ambassadeur de ne lui pointparler de cette affaire , de peur qu’elle ne causât quelquesdésordres dans les conjonctures où l’on fe trouvoit.
M. le Chevalier de Chaumont ne crut pas cependantdevoir taire un point de cette importance; ainsi ( dans la pre-mière Audiance qu’il eut du Roi de Siam le 18 . Octobre)aprés lui avoir marqué combien le Roi son Maître répondoità l’estime que ce Prince lui avoir voulu témoigner par fesAmbassadeurs, & la disposition où il étoit, de commencerentre les deux Couronnes un commerce §5 une union invio-« labiés ; il rassura , que rien n’asscrmireit tant Sa Majesté Tres- %» Chrétienne dans cette résolution, Sc ne les uniroit plus étroi-» tement ensemble, que de vivre dans les scnrimens d’unemê-»-me créance. II lui dit, que c’étoit particulièrement ce quenotre grand Monarque, qui étoit si sege Sc si éclairé, & qui« n’avoit jamais donné que des bons conseils aux Rois ses Al-» liez, lui avoir recommandé de lui reprcfenter de fa part:
» Qtul le conjuroit par l’intcrest qu’íl prrnoit dé ja, comme le» plus sincere do ses amis, à fa véritable gloire, de considérerque cette suprême Majesté, dont il étoit revêtu fur la terre,
» ne pouvoit venir que du vrai Dieu, c’est-à-dire, d’un Dieu„ to'ut-puissant,éternel, infini, tel que les Chrétiens le recon-.u noisscnt, qui seul fait régner les Rois, &: régie la fortune de
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