LIVRE SIXIE'ME. 6zr
qu U est cy-dejsous expliqué > que les peres & meres de ladite R. -
P. R. p ay croient a ces enfans une pension telle quelle senìt reglée J ANVIER -par les Juges des lieux , eu égard d leurs biens & au nombre de 16 86.leurs enfans : & qu enfin ceux , ausquels ils ne feraient pas en étatde payer les pensons nécessaires. , pour les faire élever çf infiruirehors de leurs maisons fer oient m d , dans le même tems de huitjours,dans les H opitaux Généraux les plus proches de leurs demeures >pourêtre élevez, & instruits , par les foins des Administrateurs defdìtsHôpitaux , dans des métiers convenables.
Outre ces Edits, Déclarations & Arrests , il fut encore re-gistre en Parlement le 15. de ce mois, un Edit du Roi, por-tant qu un mois aprés ft publication , les femmes des nouveauxCatholiques , qui refuseraient de suivre l’exemple de leurs maris ,
& les veuves qui perststeroient à demeures dans la Religion P. R.fer oient déchues du pouvoir de disposer de leurs biens par testamentsdonation entrevifs , aliénation ou autrement ; II étoic marqué parce même Edit, que l'usufruit des biens quipourroient leur avenirou leur être échus par donations a elles faites par leurs maris parcontrats de mariage ou autrement , des douaires , droits de succéderen Normandie , augments de dot , habitation , droits de partager lacommunauté , preciputs , & generalementtous autres avantages quileur auroient été soit s par leurs maris, appartiendroient d leurs en-fans Catholiques ou d leur défaut aux Hôpitaux des Villes plus pro-chaines de leurs demeures ordinaires. Et pour ne pas séparer saclemencc & sa bonté de ces traits de fa Justice , Sa M. or-donna qden cas que ces femmes ou veuves n’eussent point d’autresbiens pour leur subsistance , les Juges pourvoiraient d leurs alimens ,
& que fi elles faisoient abjuration , elles rentreraient dans leursbiens.
Mais les deux Déclarations les plus considérables qui fu-rent données par le Roy pendant ce mois , font celles du 19.qui portent deux Reglemens généraux pour tout le Royau-me , SL qui par-li mentent d’être données dans toute leurteneur. L’une concerne les Portions congrues des Curez ouVicaires perpétuels & les rétributions de leurs Vicaires > l’autreest pour faire établir des Cure%j>u Vicaires perpétuels en titre dansles Parroìffes , qui font desservies par des Prêtres amovibles.
Sa Majesté a prétendu par ces Déclarations apporter leremede à deux grands abus, qui s’étoient glissez, & qui avoientjette de profondes racines dans le Royaume. Le premier, qui