Uttfct;,
les ií> ;|H'élí«ìlitï
quitiï-
opitmijí
líttKK;
àfefc
ns li p
idrejest
OTfvfi; i
6, & petb C(®
irtparœ
itctim
surilbiíusàtíi/«,Bhcs l!
r, s’étaï[e la ftOsisli®'le Iftà í
tcntp
,Uep' 3 J
.jS’ysoí
eh»
LIVRE SIXIEME. 637
Plusieurs d’entr’eux, qui étoient Officiers de ses troupes,ont ressenti plus particulièrement les effets de cette protectionpar les Lettres qui leur ont été expédiées fous le grand Sceau,pour pouvoir conserver leurs emplois, fans qu’on pût les re-chercher dans la fuite pour n’avoir pas prêté les sermons d e Su-prématie & du T fi, comme les Actes du Parlement les y obli—geoient, Sa Majesté les dispensant paries Lettres de ces fer-mons, fans préjudice de ces fortes d’Actes.
Le Duc de Savoie, qui avoit formé le dessein d’cxtirper l’Hé-résie des Provinces de ses Etats, où nous avons remarqué ail-leurs qu’elle regnoit, commença l’année derniere par empêcherque les Religionaires François , qui s’y refugioient , ne s’yétablissent f ce qui n’adroit fait que la fortifier ) en leur ordon-nant par un Edit du 4. Novembre, d’en sortir dans quinzejours, fous peine de la vie &c de confiscation de tous leurs ef-fets. Mais voulant travailler sérieusement à un ouvrage aussidigne que celui-là de la pieté de la Maison Ro'iale de Savoie,il en donna un autre qui fut publié dans Turin le 1. Fevrier, parlequel il déclara que les motifs qui avoient engagé ses Prédécesseursà tolerer /’ exercice de la R. P. R. dans les Vallées de Lu cerne , An-grogne, S. Martin , Perçus, S. Barthélémy , Rocapiata & Prarufiinétant cesses, particulièrement depuis que le Roi Tres • chrétien par fapieté héroïque avoit réuni ses Sujets de la même fêle a lu ReligionCatholique, il défendoìtfous peine de la vie * tous ses Sujets de la-dite Religion P. R, d'en continuer l'éxercice (f de s'assembler sousce pretexte. Il ordonna aussi que tous les lieux d'assemblée frôlentdémolis, dp que tous les Mmiflres & Maîtres d'Ecole qui refufroientde fi réunir à l'Eglise Catholique, sortiroient deses Etats dans quin-te jours fus peine de la vie, dr de confiscation de leurs biens , dé-fendantfur la même peine à tous les Religionaires de tenir aucunesEcoles peur l’infiruêiion de la jeunesse. 11 ajoûroic encore , que lesMinifires qui embraseraient la Religion Catholique jouiraient desmêmes 'exemptions dont ils jouissaient à eau f de leur emploi s & quilleur fierait païé des pensons d'un tiers plus fortes que celles quïlsavoient en qualité de Minifires , dont la moitié firoit conservée àleurs veuves. Enfin il étoìt ordonné aux peres dp meres, de porterleurs enfans aux Eglises pour y être baptisez, par les Curez & éle-vés ensuite en la Religion Catholique feus peine de cinq ans de Ga-lères pour les hommes dp du fouet pour les fimmes : S. A. R, confir•*
M m m m iij
Janvier..
1686.
I. Fïvr.
1686 .