E P I S T R E;
ce fa , Monseigneur, & quelque indigne quejefufise de /’honneur de votre profession, je ne dou-tois pas que vous ne me fijfie\ un mérité d’étre nésujet du plus grand Roy du monde , & d’avoir desLettres de recommandation de fa part, d?avoir étéappelle dans un Corps , où l’on fait profession desemployer entièrement a répandre partout le ^èledu salut des âmes , & l’étude des belles Lettres, &,d’avoir enfin été choifi pour frayer a une infinité desaints Missionnaires un chemin , dont la découverte efi(t importante pour la conversion de ce qui refile d’In-fidèles aux extrémités de l’Afiìe. Ainfi f espéroisbeaucoup, & cependant vous avez encore surpassémon attente. Vous m avez retenu auprès de vous,O- m ave%. comblé de grâces & de bienfaits. lídaisje compterai toûjours , comme la plus grande faveurque je puifife avoir receu de Votre Excellence 3 labonté que vous avez âe de me donner le tems devous voir, & de vous considérer de plus près . Eneffet, c efi: alors que je connus que la renommée nevous rendoit pas encore jufiice , & quelle n’avoitpas découvert une infinité de rares qu alitez que l’onreconnoît en approchant de Votre Excellence. Je visun homme au milieu des grands emplois de la paix& de la guerre, toujours présent à luy-mème, tou-jours attaché à la Loi de son Dieu , qu*il préféré atoutes choses , un homme comblé des honneurs &dc-s louanges, que les ennemis méme de la Reli-