E P I S T R E.
gion & de son P a ïs ne fiauroient lui refuser , tou-jours honnête , toujours a fable , toujours modefie ,un homme riche autant que son rang & fa qualitéle demandent , & toujours parfaitement détaché desbiens de la terre , qu il ne regarde , que comme unengagement d faire plus de bien aux hommes , & dfe rendre plus utile d la Religion > un homme enfinqui fiait allier la magnificence de la Cour , & lesdroits de fa dignité avec la ferveur & la dévotiond’un véritable Chrétien , la pénétration d’un espritsolide avec la droiture d’un cœur bien persuade desvérités & des maximes de l’Evangile , le servicede fa patrie avec les devoirs que la Religion nousimpose, f avois bien oui dire , Monseigneur,que vous eue^ toujours le premier a attaquer l en -nemi > & que l'exemple de votre courage ne servaitpas moins au gain des batailles } que la sagesse devotre conduite , que vous avieg fait prendre Cochinfur les Turcs , en montant vous-méme le premier kla brèche , que vous avieg chafié ces Infidèles dedevant Vienne , par la vigueur avec laquelle vousleur portâtes les premiers coups ; mais je ne fçavoispas encore , & je n ai pu le croire qu en le voyantsque vous fujfieg toujours le premier a tous Us exer-cices de pieté j & que les personnes Us plus réguliè-res , & qui faifoient profession de s’attacher k lapratique des Vertus Chrétiennes que leur état de-mandait , trouvoient dans vos aílions & dans vos