E P I S T R E.
sentiment de quoi confondre leur négligence O* leurlâcheté. Monsieur le Grand Enseigne de Pologne &M. le Comte Alexandre vos enfans , sçavent bienprofiter de ces beaux exemples de valeur & de ver-tu qu’ils ont continuellement devant les jeux , &je ne doute pas, qu animes de votre esprit & in-struits par Vos conseils, ils ne répondent un jouraux grandes espérances que la Pologne a conceiìesdieux. Je ne fcaurois parler de ces deux jeunes Sei-gneurs s fans me souvenir de Ìobligation que nousvous avons d’avoir bien voulu nous les confier, enles envoyant a Paris au Collège de h ouïs leGrand, pour se perfeélionner dans l’étude dessciences & de la vertu. C’efi là qu ils se sont saitégalement aimer & admirer de tout ce quilyavoiten France de jeunes gens de leur âge d’une qualitédifiinguée. On les a vû ensuite non seulement à Pa-ris & par toute la France, mais encore dans les au-tres plus belles parties de l'Europe se faire remar-quer par leur esprit & par leurs maniérés douces& aimables, autant que par leur magnificence &par la réputation & le refpeél que vos belles aélions& vos incomparables vertus ont attache au nom deJ A b L o N o w s K î. lis ont fait voir dans tousles païs ou ils ont voyage, tout ce que peut le plusbeau naturel du monde soutenu d } une bonne éduca-tion. C'eft, Monseigneur, cette bonne édu-cation quils ne peuvent avoir reçue que de vous,