LIVRE PREMIER. 'zrésidence ; de sorte que je suis en voyage une «grande partie de Tannée , Ôc dans î’impuis- «sance de me confesser mème à Tarticle de la «mort, ne pouvant en ce cas là avoir recours «à aucun Prêtre, à cause de la grande distance «qui nous sépare ; Le non seulement moy, mais "encore plusieurs autres Missionnaires font ré- "duits au même état.
Mais quelque foin qiTon prenne d’envoyerde têms en têms de nouvelles recreuës d'Ou-vriers Evangéliques pour entretenir la Foydans ce vaste Royaume, les Pirates, les nau-frages, les maladies, ôc les autres incommo-dité? d’une longue Ôc fâcheuse navigation,en enlevent toujours beaucoup plus qusil n’yen arrive. J’aysçeu duPere Couplet illustreMissionnaire, que tout Paris vit avec tant deplaisir aprésson retour de la Chine, ou il ademeuré plus de trente ans, qu’il s’étoit étu-dié à faire une supputation exactre du nom-bre des Jésuites qui étoîent partis de diffé-rents endroits de ì’Europe pour se rendre àla Mission qu’il venoit de quitter, & qu’ilavoit trouvé que de six cent qui s’ètoicnt p r é s <îectnqembarquez pour y aller depuis que Pcn- “ nztrée en est ouverte à nôtre Compagnie , il à la chine.
n’y en étoit arrivé qu’unc centaine , tout
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