LIVRE PREMIER. 17èc trés-dangereuses. Quelques avis qu’onnous eût donné avant que de partir de Fran-ce , de ne nous y arrêter que trés-peu, nousfûmes pourtant obligez d’y séjourner troissemaines entières , en attendant que leschemins qui étoient alors infestez par lestroupes qui pastoient incessamment de l’A-sie à Constantinople, fussent un peu plus li-bres.
A peine eut-on débarqué, que nous'eûmesle plaisir de voir dépêcher devant nous leMessager, dont on se se^t dans le Pais pourporter les nouvelles qu’on veut faire sçavoirpromptement.Voicy de quelle maniéré cela sepratique ordinairement : Un Marchand d’A-lep, qui veut être averti des premiers de laqualité des Marchandises qui viennent deFrance ou d’ailleurs, a foin d’envoyer par unExprès un pigeon qui a des petits, dans le têmsà peu prés qu’il croitqu’un Vaisseau doit arri-ver à Alexandrette , où il ne manque guered’avoir quelque correspondant.Celui-cy aus-si tôt qu’on a jetté l’ancre , va s’informer detout ce qu’il juge à propos pour bien s’acquit-ter de fa commission ; puis ayant écrit la lettreoù il rend compte de tout, il l’attache aucol du Courrier, qu’il porte ensuite jusqu’au
On dépêcheun pigeon àAlep pourdonner avisde l’arrivéedes Vaisseaux.