LIVRE TROISIEME. izsrencontres où il s’agistoit de vendre les Mar-chandises, dont ils avoient été chargez.
Ce fut deux ou trois jours aprés cette vi-íìt,e nocturne, que nous partîmes de MoÍkoucn compagnie d’un Boyar Moscovite quiretournoit à sa maison, sur les frontières deLithuanie, Ôc qui ayant été autrefois Catho-lique , comme il nous le dit luy même ensoupirant, confervoit encore de Finclina-tion pour tous ceux qui Fétoient.
Les Hollandois^ qui voulurent faire sça-voir à toute FEurope nôtre retour en Fran-ce , n’eurent pas tant d'égard pour nous, quece Seigneur Moscovite, quand en parlantde nous, ils publièrent avec cette assurancequi leur est ordinaire , lors même qu’ils dé-bitent les faussetez les plus connues, qu’ilavoir paru à Mofxou deux Jésuites François,dont Fun prénoit la qualité de Médecin, &l’autre celle de Chirurgien, dans l’espérancede pouvoir s’ouvrir, à la faveur de la médeci-ne ôe de la chirurgie, un chemin par la Si-bérie & la grande Tartarie, jusqu’à l’Empirede la Chine: Mais que les Czars aprés les avoirconvaincus de quelque grand crime ( qu’ilsne nommoient pas pour épargner fans dou-te nôtre réputation ) les avoient fait arrêter
Nous partonsde Moïkou a-vec un BoyarMoscovite.
Imposture desHollandoisausiijct du refusque nous fontles Moscovi-tes.
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